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le martinet
est l'emblème du projet,

mais d'autres espèces sont visées: au premier chef, le moineau domestique et l'étourneau sansonnet.

Connaître et reconnaître les oiseaux nichant sur les bâtiments
Le projet est né fin 2009, des constats suivants :
  • Grâce aux primes à la rénovation, primes à l'isolation, contrats de quartiers... de nombreux immeubles bruxellois font actuellement l'objet de travaux d'amélioration.
  • En ville, plusieurs espèces d'oiseaux dépendent exclusivement (martinet noir, moineau domestique, rougequeue noir) ou préférentiellement (étourneau, bergeronnette grise) des bâtiments pour nicher.
  • Les bâtiments anciens, peu entretenus... offrent souvent de multiples possibilités de cavités : dans les coffrages en bois des corniches, à la jonction mur/toiture ou derrière les couvertures "eternit" par exemple.
  • Ces cavités disparaissent ou sont rendues inaccessibles lors des rénovations, isolations... et les bâtiments remis à neuf sont désertés.
On risque donc d'en arriver, dans les prochaines années, à une crise du logement pour différents oiseaux qui animent les vieux quartiers de notre ville - et y constituent parfois les seuls éléments de nature "sauvage", spontanée. Cependant...
  • des solutions simples et non coûteuses pourraient localement permettre de compenser ces pertes de sites de nidification, par l'aménagement de cavités nouvelles ou existantes.
L'idée maîtresse de ce projet "Martinet" est de privilégier l'aménagement des trous de boulins, qui offrent en Région de Bruxelles-Capitale de très nombreuses possibilités.



après rénovation,
les possibilités de nidification ont disparu.
2010, année internationale de la biodiversité...
Vous rénovez ? Pensez "oiseaux" !

Ce projet propose à tous les acteurs de la vie bruxelloise de contribuer, chacun à leur manière, au maintien dans notre ciel d'été du "petit prince de l'azur", et de contribuer à l'épanouissement de la biodiversité en ville.

- Je suis propriétaire d'un bâtiment, responsable de travaux..., que puis-je faire ?

- Je ne suis "que" locataire, occupant d'un bâtiment public..., que puis-je faire ?

- Je suis enseignant, animateur associatif..., que puis-je faire ?


DES SOLUTIONS TECHNIQUES

Elles visent à créer de nouvelles cavités de nidification, ou à aménager des cavités existantes, de manière à les adapter aux espèces visées - tout en empêchant l'installation d'oiseaux non souhaités (pigeon domestique en particulier).

Il existe un grand éventail d'aménagements possibles, qui ont été testés en Belgique ou ailleurs.


quelques exemples
du plus simple (et moins coûteux) au plus sophistiqué (et plus onéreux)
     
aménagement de trous de boulins:
ouverture de cache-boulin existant ou pose de couvercle adapté

placement d'une sous-corniche en bois, avec orifices adaptés

placement de nichoirs "faits maison"

intégration de "briques-nichoirs" dans de nouveaux murs
(des "tuiles-nichoirs" existent aussi sur le marché, mais leur pose serait peu recommandée sur beaucoup de toitures: risques de surchauffe dans la cavité, en raison de l'exposition au soleil)

Chaque configuration de bâtiment étant différente (hauteur, type de corniche, présence de balcons, de trous de boulins...), de même que l'attractivité du quartier pour les oiseaux (préexistence de colonies de martinet, de moineau; degré de verdurisation etc.), il est difficile de faire des généralités et les aménagements doivent être adaptés au cas par cas.

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deux principes de base
privilégier les espèces existant à proximité
Les nouvelles cavités auront bien plus de chances d'être rapidement occupées si l'espèce visée niche déjà à proximité (couples isolés ou, mieux: "colonie" de martinet ou moineau):

- sa présence indique l'adéquation du quartier à l'espèce (le moineau, par exemple, a besoin d'un minimum d'arbres);

- les jeunes issus d'une colonie cherchent généralement à s'installer dans un site proche. 

De plus, votre aménagement pourra servir à compenser une éventuelle destruction du site d'origine.

Il faut aussi savoir qu'il est préférable d'agir pour une espèce avant qu'elle soit devenue trop rare. Quand les densités deviennent trop basses, la disparition locale est souvent inéluctable.
adapter la taille des orifices de cavités aux espèces visées:
dans tous les cas, une ouverture inférieure à 6 cm de hauteur doit être préconisée, qui empêchera l'installation du pigeon domestique, indésirable par sa prolifération en ville (salissures, dégradation des bâtiments publics, bruit).


Cette dimension exclut aussi malheureusement une espèce intéressante: le choucas des tours, mais celui-ci est de toute manière bien plus lié, à Bruxelles, aux grands édifices tels que clochers d'églises.

Un orifice de 3 cm de haut sur 5 de large convient très bien au martinet. Avec une hauteur de 3,5 à 4 cm, il devient aussi très favorable au moineau domestique. Pour l'étourneau, un orifice de 5 cm de côtés ou de diamètre est nécessaire.



Plutôt que présenter ici des spécifications techniques, nous préférons :

1° détailler la technique qui est sans doute la plus simple et la plus durable, et qui est souvent applicable dans les quartiers à l'architecture traditionnelle: l'aménagement des trous de boulins

proposer, aux personnes intéressées des conseils personnalisés: une visite sur place (à Bruxelles!) pour des conseils techniques peut être assurée par un bénévole (qui a lui-même réalisé des aménagements): sur demande au Centre Paul Duvigneaud 02 642 24 92 - 0470 100 591 ou projetmartinet(at)gmail.com

3° vous inviter à vous documenter plus avant :

- dans une bibliothèque située à d'Ixelles, spécialisée en sciences naturelles, où vous trouverez notamment une série de publications sur le sujet et les conseils d'un naturaliste
- via les liens suivants:

Opération "Combles et Clochers" en Région wallonne et notamment brochure technique à télécharger
Station ornithologique suisse de Sempach
quelques modèles de nichoirs commercialisés: par Vivara, par Schwegler
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l'aménagement des trous de boulins :
facile, pas cher, et qui pourrait "rapporter gros" en Région bruxelloise

"trous de boulins" : ?????

Ce sont des trous ménagés dans la maçonnerie de murs élevés, qui servaient autrefois à la fixation des échafaudages suspendus (le boulin étant la pièce de bois horizontale qui s'engageait dans le trou).
Cette pratique est aujourd'hui révolue, et les trous de boulins sont devenus inutiles aux travaux en façades.
Ils peuvent être aveugles ou traverser tout le mur. Ronds ou carrés, ils peuvent être fermés par un couvercle ("cache-boulin") ou bien être complètement ouverts.


Promenez-vous le nez en l'air dans différents quartiers: vous vous rendrez vite compte que les trous de boulins sont très nombreux localement.

occupation par les oiseaux

Lorsqu'ils sont hermétiquement fermés par un couvercle, ou parfois grillagés, ils ne sont d'aucune utilité pour les oiseaux.


Ceux qui sont pleinement ouverts (cache-boulin absent ou soulevé en grand) peuvent être colonisés. Mais c'est une situation peu recommandée, car elle peut attirer le pigeon domestique, indésirable par les salissures qu'il provoque et les dérangements importants aux habitants (roucoulements incessants, tard le soir et tôt le matin...). Si le trou de boulin ouvert est de petite taille, le moineau domestique peut s'y installer - mais il préfère les situations plus abritées !
colonie de moineaux domestiques, place Jourdanà Etterbeek en 2009

Par contre, il arrive souvent que le cache-boulin se soulève spontanément de quelques centimètres, avec l'usure du temps sur la charnière. Il n'est pas rare alors qu'un couple de martinets, ou de moineaux domestiques, adopte le trou devenu accessible mais suffisamment protégé (l'obscurité a aussi son importance, pour le martinet surtout).

rue de la Tulipe à Ixelles, des étourneaux ont niché dans ces trous de boulins au couvercle soulevé


L'aménagement des trous de boulins, présents en nombre important dans certains quartiers de la capitale et visiblement appréciés des espèces d'oiseaux visées, pourrait à terme compenser la raréfaction des autres types de cavités, consécutive à la rénovation de quartiers entiers. Le coût de tels aménagements est dérisoire si l'on profite de la présence d'un échafaudage sur le bâtiment.

L'installation de ces oiseaux n'entraîne pas de salissures significatives sur les façades ou les trottoirs... Contrairement à ce qui se passe avec les hirondelles (non cavernicoles!), il n'est pas nécessaire d'installer une planchette sous les nids.

Ne confondez pas martinet et hirondelles ! (le lien ouvre une autre page)

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aménagements préconisés
  • Trous de boulins sans couvercle

schémas modifiés d'après Fairon & al.
Une pièce de bois, percée d'un trou d'entrée de dimensions adaptées (martinet: hauteur 3 cm, largeur 5 cm; moineau: un peu plus haute), peut être ajustée dans l'ouverture.
La photo représente un aménagement de ce type, réalisé à Leuven (B) lors de la rénovation du Collegium Veteranorum.

Munir un trou de boulin de ce dispositif le rend inaccessible au pigeon domestique !!

  • Trous de boulins déjà munis d'un couvercle (cache-boulin) avec charnière
Le couvercle peut être soulevé et maintenu de manière à assurer une ouverture de 3-4 cm, en fonction des espèces visées.


Dans tous les cas, les trous de boulins non aveugles doivent être obturés vers l'intérieur (au moins partiellement), de manière à assurer l'obscurité de la cavité de nidification et éviter la chute éventuelle des oisillons, ou leur envol vers l'intérieur du bâtiment (dans les églises par exemple).

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SENSIBILISATION et RÉCOLTE D'INFORMATIONS

Dans ces deux domaines, chacun peut agir à son niveau :

à télécharger (.pdf)
...bientôt !
Nous souhaitons qu'il puisse être diffusé via les service communaux de l'Urbanisme, par exemple (en accompagnement des formulaires de demandes de permis d'urbanisme, de primes communales à la rénovation et à l'isolation...), via les contrats de quartiers, etc..

Il pourra vous servir à informer directement une personne concernée, qui prévoit une rénovation par exemple, et entamer ainsi un dialogue.

Les liens suivants vous fourniront d'autres moyens et idées de sensibilisation:
bientôt !

Et les habitants d'un quartier sont les mieux à même de répondre à ces questions ! (de nombreux sites de nidification ne peuvent être repérés depuis la rue, il faudrait plusieurs passages à la bonne saison pour un bon recensement...).
Vous connaissez l'emplacement d'une colonie de martinets en Région bruxelloise ?
Vous avez observé des moineaux, un étourneau... aller et venir avec des matériaux pour le nid ?
etc.


pour plus d'infos sur ces espèces, cliquez ici.

Communiquez-nous vos observations !
concernant les oiseaux nichant/ayant niché récemment sur les bâtiments
à Bruxelles (pigeons domestiques exclus)
de préférence via le formulaire ci-dessous
à télécharger (.pdf); à télécharger (.doc)

à faire parvenir au Centre Paul Duvigneaud



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ACTIVITÉS PÉDAGOGIQUES

Envie de participer au projet "Martinet" avec vos élèves (niveaux Primaire ou Secondaire), votre association de quartier... ? Le Centre Paul Duvigneaud peut vous aider à monter un projet pédagogique.

Nous pouvons par exemple proposer un programme en plusieurs phases:
- en classe: exposé du projet (présentation des espèces concernées et mise en contexte: la biodiversité, qu'est-ce que c'est?, en ville??...)
- participation active des enfants/jeunes: réaliser une cartographie des nids par quartiers, un inventaire et une classification des trous de boulins...
- préparation d'une action concrète: aménagement de cavité, pose de nichoir, réalisation d'un panneau didactique
- prolongements et thèmes annexes: la richesse biologique des friches urbaines (la nature spontanée au coeur de la ville), découverte de la vie fascinante des araignées (oui, les martinets en trouvent dans le ciel), impacts des pesticides, etc.

Le martinet, symbole de la nature sauvage qui s'adapte à la ville, mais aussi superbe symbole de liberté, exemple de relations Nord-Sud et émissaire de l'été, est un sujet de choix et un bon point de départ pour aborder les questions de biodiversité dans votre quartier.

ce bâtiment de l'Athénée Charles Janssens présente des trous de boulins bien situés;
les aménager peut constituer un élément d'un projet pédagogique sur le thème de la biodiversité en ville


Pour en savoir plus...

*peuvent être consultés à la bibliothèque du Centre Paul Duvigneaud

 Ce projet est né à l'initiative d'un citoyen passionné d'ornithologie urbaine. Pour son lancement à Ixelles, il a bénéficié d'un coup de pouce de cette commune (article dans le bulletin d'informations communal).

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