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Les reptiles

de la Région de Bruxelles-Capitale

Reptielen van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest

Seules 2 espèces de reptiles (la Belgique en compte 7 au total) se sont maintenues jusqu'à nos jours à Bruxelles de façon tout à fait naturelle. Ce sont deux "lézards" (ce que les zoologistes appelent des Sauriens): l'Orvet (Hazelworm) et le Lézard vivipare (Levendbarende hagedis).

Si, très localement, on peut y observer un serpent (Ophidiens): la Couleuvre à collier (Ringslang), c'est parce que l'homme est intervenu en lâchant intentionnellement des individus. Cette espèce avait en effet disparu depuis longtemps de la région bruxelloise! Tout comme la Couleuvre coronelle ou Coronelle lisse (Gladde slang, Coronella austriaca), dont il existe des observations anciennes.

Un autre reptile n'est, quant à lui, pas du tout indigène: la Tortue "de Floride" ou Tortue à joues rouges (Roodwangschildpad ; Chéloniens).
protection
législation
bibliographie


la couleuvre coronelle, une espèce éteinte à Bruxelles

l'Orvet   Anguis fragilis  Hazelworm


Description
Serpentiforme, mais le corps est aplati, il n'y a pas de cou visible et la tête est très petite, ainsi que les yeux. Tout le corps, y compris le ventre, est couvert d'écailles très petites et semblables.
Toutes ces caractéristiques permettent de le distinguer des serpents.
Par contre, la longueur peut induire en erreur car il existe, même dans nos régions, des orvets qui atteignent plusieurs dizaines de centimètres de long (45 cm, et la grosseur d'un pouce!) et sont réellement impressionants. La majorité ne dépassent cependant pas 30 cm de long.
Couleur du dos variant du gris argenté (souvent avec ligne sombre au milieu du dos; juvéniles surtout) au brun foncé, souvent avec bande centrale dorée; rarement quelques petits points bleus sur les flancs.


tête et yeux très petits
Pas encore convaincu que l'orvet est bien un lézard, plutôt qu'un serpent ?
Examinez la photo
La queue (à droite) de cet orvet "s'est détachée"
alors qu'on essayait de l'empêcher de s'enfuir sous terre; elle continue à s'agiter pour distraire le prédateur.
Les serpents sont incapables de cette autotomie.

coloration typique de femelle
(flancs brun chocolat bien tranchés par rapport au dos, doré)
On trouve parfois sous les pierres les restes de ses mues, caractéristiques (enroulées en anneaux).


Moeurs

Très discret, s'expose peu à la vue mais se déplace plutôt dans la litière de feuilles mortes, les hautes herbes ou les mousses... où il se nourrit surtout de limaces et vers de terre, ainsi que d'araignées, petits insectes et leurs larves (chenilles par exemple), cloportes...
Quand il n'est pas dérangé, l'orvet se déplace lentement, mais il est capable de parcourir des distances importantes et de coloniser de nouveaux milieux rapidement.

À rechercher aussi, par météo fraîche, sous les pierres plates, les tôles... bien exposées au soleil.
Reproduction
Ovovivipare. Accouplement vers avril-mai, gestation de 3 mois à peu près. La femelle donne naissance, vers août-septembre (plus tard si la météo a été mauvaise), à 6-12 jeunes, parfois plus, de 5 à 10 cm de long.

la demi-coquille de noisette vous donne une idée de la taille de ce juvénile!

La maturité sexuelle est atteinte vers 3 ans pour les mâles, 4-5 ans pour les femelles (vers 25 cm de longueur totale).

Habitat et fréquence
À Bruxelles comme ailleurs, l'orvet affectionne surtout les lisières forestières et les boisements clairs, les bords de chemins forestiers, les friches et terrains vagues.
Il a été observé de-ci de-là ces dernières années dans la "ceinture verte" de Bruxelles (surtout forêt de Soignes et ses abords; Val d'Or?), mais ces rencontres sont surtout le fruit du hasard, l'espèce étant toujours discrète. Il est donc malaisé de connaître sa distribution exacte dans la Région et d'évaluer correctement l'évolution des effectifs; il fait cependant peu de doutes qu'elle est négative (protection). Il n'a été que peu noté dans des jardins.
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le Lézard vivipare   Lacerta vivipara  Levendbarende hagedis


Description
Lézard de petite taille (max. 10-11 cm queue comprise), à tête massive, peu aplatie. Couleur du dos variable, beige, brun, brun-roux... avec des taches noires d'étendue variable, cerclant souvent un point clair; fréquemment les taches s'organisent sur le dos en deux bandes ; ventre orangé.
Les jeunes de l'année sont très sombres, presque noirs.
Ne peut être confondu avec un autre reptile indigène à Bruxelles (mais ne le confondez pas avec les tritons!).

Moeurs
S'expose volontiers au soleil au pied des buissons ou des touffes de hautes herbes, mais jamais loin d'un abri où il se réfugie au moindre dérangement. Craintif, plonge aussi dans les flaques pour s'échapper!

Le domaine vital de chaque individu est très peu étendu (100 m2) et ils sont très sédentaires, y passant toute leur vie si les conditions sont bonnes. Dans les habitats les meilleurs, cette espèce atteint alors de fortes densités (jusqu'à 500 individus par hectare), mais cela ne s'observe hélas plus à Bruxelles.

La dispersion est assurée par les juvéniles uniquement.

Chasse araignées et opilions surtout, petits insectes, cloportes etc..


juvéniles se chauffant au soleil d'août
Reproduction
Dans nos régions, il est ovovivipare. Accouplement en avril-mai suivi d'une "gestation" de 2 mois pendant laquelle la femelle passe beaucoup de temps à s'exposer au soleil.
Les naissances, qui peuvent s'échelonner sur plusieurs jours pour une même portée, ont lieu surtout fin juillet-août; les 3 à 12 juvéniles ont alors 4 cm environ et pèsent à peine 0,2 g. La mère ne leur prodigue aucun soin.
Maturité après le 2e ou le 3e hiver; longévité potentielle de 7 à 8 ans dans la nature (mais de nombreux juvéniles meurent durant l'hiver - surtout s'il est doux!!).

Habitat et fréquence
À Bruxelles, subsiste essentiellement et en très faibles densités dans les coupes à blanc, au bord de larges chemins forestiers ou sur les lisières de la forêt de Soignes, aux abords de quelques voies ferrées et friches attenantes (protection). L'espèce est gravement menacée dans la Région.
Ailleurs, affectionne particulièrement les zones de transition entre milieux humides et secs; ses biotopes de prédilection (où il atteint les plus grandes densités) sont les landes à bruyères et à callune (qui étaient autrefois étendues dans la Région bruxelloise), les prés peu ou non pâturés, les "pelouses semi-naturelles" (pas celles des jardins, même sauvages!)... mais on le trouve aussi sur les talus bien ensoleillés, les lisières forestières etc..

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la Couleuvre à collier   Natrix natrix  Ringslang

(Ré)introduite dans un site du NO de Bruxelles (marais de Jette, Laerbeek), à partir d'individus de provenance inconnue, elle semble se maintenir là - mais nous manquons de données sur l'importance de l'effectif. Elle est en tout cas capable de s'y reproduire, des oeufs ayant été observés dans un compost.

Description
En Belgique atteint (ou dépasse) rarement 1 m de long. Dos vert de gris (plus sombre à l'approche de la mue) marqué régulièrement de taches noires plus ou moins nombreuses.
Cou bien marqué et tête assez large, couverte de 7 à 9 grandes plaques (écailles fusionnées); un "collier" noir et blanc crème derrière la tête, généralement très visible.
Ne peut en théorie pas être confondue en Région bruxelloise avec une autre espèce indigène, mais plusieurs espèces de serpents plus ou moins exotiques et échappés de captivité ont déjà été aperçus à Bruxelles; d'autres espèces européennes du genre Natrix peuvent avoir un collier noir et crème (et sont tout aussi inoffensives).

Inoffensive!!! Cette espèce est totalement dépourvue de venin.

Peut se mettre à siffler, voire redresser l'avant du corps pour menacer un intrus. Mais pas de panique: elle n'attaque jamais, et ne mord qu'exceptionnellement même si on la prend en mains!
Une règle de prudence à respecter avec tous les serpents: on n'approche pas si on ne connaît pas.
Des espèces exotiques venimeuses, échappées de captivité (législation), sont en effet parfois signalées.

Moeurs
Se love volontiers en plein soleil, ou sous un abri bien exposé (tôle...). Moins casanière que les autres serpents belges, la couleuvre à collier se déplace assez bien à la recherche d'habitats favorables (en fonction de la météo, de l'abondance de proies etc.), ou de sites de ponte par exemple. Donc, souvent victime du trafic automobile. Nage bien.
Nourriture: batraciens surtout (grenouilles...) et petits rongeurs, petits poissons et insectes.
Dérangée, peut simuler la mort en exposant son ventre et entrouvrant la gueule, tout en émettant une odeur de poisson avarié.

les mues constituent d'excellents indices de présence de l'espèce. Notez les grandes plaques ventrales, bien différentes des petites écailles de l'orvet
(dont les mues sont aussi enroulées en anneau)

Reproduction
Ovipare. Accouplements en mai surtout. Les oeufs sont pondus, entre fin juillet et septembre, dans les tas de végétaux en décomposition, de fumier, de compost ou de tontes de pelouses, de sciure, parfois dans la terre des talus ou les tas de pierres...
Ils ont une coquille résistante mais membraneuse, donc assez souple - et non calcaire comme les oeufs d'oiseaux. Ils adhèrent les uns aux autres en grappes. Une ponte complète compte 10 à 25 oeufs, parfois plus (et plusieurs femelles pondent parfois au même endroit!).

ponte sauvée d'un tas de tontes de pelouse

Eclosion en septembre-octobre ou retardée à la saison suivante. Les juvéniles ont à ce moment 15 à 20 cm de long (taille d'un crayon!).
La mâturité est atteinte vers 3 ans.
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la Tortue à joues rouges   Trachemys scripta
Roodwangschildpad

Introduite par des particuliers dans de nombreux étangs, cette tortue aquatique (aussi appelée Tortue de Floride) n'existe naturellement qu'en Amérique du Nord (bassin du Mississipi pour la sous-espèce elegans). Son importation en Communauté européenne est aujourd'hui interdite (du moins pour T. s. elegans; législation), mais durant de nombreuses années, elle a fait l'objet d'un commerce important.
On vendait dans les animaleries des juvéniles, à l'allure certes très sympathiques mais qui, après quelques mois ou années, deviennent des tortues de grande taille, très encombrantes en aquarium et très voraces - pour ne pas dire agressives, car il s'agit d'une espèce carnivore à l'âge adulte, et capable d'entailler sérieusement un doigt humain!
Aussi, de nombreux propriétaires s'en sont-ils débarassés de la manière la plus simple, mais aussi la plus irresponsable: en libérant ces animaux dans un milieu aquatique "naturel", à savoir les nombreux étangs de la Région bruxelloise; dans certains d'entre eux (étangs d'Ixelles, Bois de la Cambre...), elle serait maintenant abondante.
Dans nos régions, la reproduction de cette espèce ne semble pas avoir été constatée pour l'instant (mais des pontes ont déjà été observées dans le centre-ouest de la France...), et il faut espérer que ces populations introduites s'éteignent d'elles-mêmes. En effet, elles peuvent poser des problèmes de biodiversité (en plus des risques de morsures, pour les enfants notamment):
Description
Tortue aquatique dont la carapace peut dépasser 20 cm de long, elle est identifiable à la tache rouge allongée située derrière l'oeil, et aux stries jaune clair de la tête, des pattes et de la queue.
Si c'est de loin la tortue la plus abondamment introduite à Bruxelles, il n'est sans doute pas impossible que d'autres espèces soient relâchées ponctuellement.
On a signalé aussi de temps en temps des tortues terrestres, elles aussi introduites ("tortues de jardin" souvent importées illégalement du sud de l'Europe ou d'Afrique du Nord, où ces espèces sont menacées!) ; il n'y a aucune espèce de tortue indigène en Belgique!

N'achetez pas de reptiles: la place de ces animaux est dans leur milieu naturel d'origine.

Les relâcher dans la nature est non seulement un délit (législation), mais aussi un acte grave, pour eux comme pour les écosystèmes.

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Menaces et protection

Les reptiles dans leur ensemble constituent un groupe très menacé à Bruxelles, puisque l'orvet seul présente des perspectives de maintien à moyen ou long terme.
La disparition de la couleuvre coronelle (qui a pu exister à l'état indigène, sans certitude) et de la couleuvre à collier est ancienne. La destruction, la dégradation et la fragmentation des milieux propices ont sans aucun doute été les moteurs principaux de leur extinction, quasi totale en Basse et Moyenne Belgique. Ces grandes espèces ont en effet besoin de milieux de qualité, et de grande surface. La couleuvre à collier notamment doit pouvoir se déplacer de zones humides (mares, prairies humides, zones marécageuses...) riches en amphibiens, principaux milieux d'alimentation, à des habitats plus secs pour passer l'hiver, pour les bains de soleil nécessaires à la maturation sexuelle... Elle a donc besoin de paysages variés et biologiquement riches. En outre, les destructions volontaires d'individus par l'homme, qui craint tout ce qui ressemble à un serpent, et le trafic automobile, peuvent constituer des facteurs agravants d'autant plus importants qu'une région est densément peuplée.
On peut se demander dans ce contexte si la couleuvre à collier a un réel avenir dans et aux alentours des marais de Jette. S'agissant d'une "réintroduction" effectuée dans des conditions peu claires, il ne faut sans doute pas trop s'en inquiéter... Son maintien pourrait cependant être intéressant, car il s'agit d'une espèce spectaculaire, qui plaît au public s'il est correctement informé; sa présence pourrait être le symbole d'une bonne santé des écosystèmes et du potentiel biologique des zones humides de la Région.
Quelques mesures simples, applicables dans les milieux semi-naturels, pourraient bénéficier à la couleuvre à collier: installation, en des endroits rudéralisés et discrets (pour ne pas entraîner de dépôts sauvages!), de tas de foin - sites de ponte par excellence -; mais aussi de tas de branchages (refuges), de bûches (apprécies pour les bains de soleil...). Le préalable est cependant de connaître l'état de la population, quels endroits et milieux elle fréquente... Les mesures de gestion des lisières, des friches, proposées ci-dessous pour le lézard vivipare et l'orvet lui profiteraient également.
Le lézard vivipare n'est plus connu à Bruxelles que des abords de quelques voies ferrées, et de rares endroits de la forêt de Soignes ou de ses lisières. Il est donc au bord de l'extinction dans la Région! Alors qu'il n'a pas besoin, au contraire des serpents, de vastes surfaces d'habitats, que ses proies sont plutôt banales (araignées, faucheux, divers insectes...) et qu'il se maintient en diverses régions de Moyenne Belgique, même s'il a fortement régressé dans la seconde moitié du XXe siècle, par exemple en Brabant.
En réalité, même si les milieux de substitution dont il peut se contenter (friches, talus de chemins...) paraissent relativement banals, les exigences d'habitat de l'espèce sont assez fines:
tout d’abord, il doit s'exposer beaucoup au soleil, et a donc besoin de milieux (semi-)ouverts. Ensuite, il a une préférence nette pour les milieux modérément humides, mais comportant des refuges secs (petites buttes…, où passer l’hiver par exemple) ou une transition vers un milieu sec. La structure de la végétation a aussi une grande importance, l’optimum étant une alternance d’herbes hautes et de végétation plus rase ou de sol nu, avec buissons bas épars.
Ces conditions ne sont plus nécessairement rencontrées à Bruxelles, où de nombreuses friches se sont embroussaillées fortement, où nombre de zones humides bordant les voies ferrées ont disparu, où les lisières boisées ne comportent plus d'ourlet herbacé suffisamment diversifié... De même, l'absence de gestion dans une réserve naturelle peut se traduire par une disparition des lézards (qui ne tolèrent pas un tapis continu de hautes herbes par exemple). Les pertes d'habitats constituent à nouveau le principal facteur de régression de l'espèce.
Elle a pu être aggravée par, notamment, l'usage d'herbicides au bord des chemins et voies ferrées, la prédation par les chiens, chats, faisans... L'isolement progressif des petites populations serait particulièrement préjudiciable à l'espèce, peu mobile et donc peu apte à coloniser de nouveaux sites favorables.
Les principales mesures qui pourraient être prises pour espérer redévelopper ces populations s'appuient sur l'amélioration des caractéristiques des habitats, à proximité immédiate des reliques de populations existantes: création de lisières à structure verticale et horizontale diversifiée, débroussaillage des friches tout en conservant de jeunes buissons (d'épineux, de genêt à balais...), fauche en rotation (avec zones refuges) des prairies humides... Comme pour tous les reptiles, les tas de bois sont très favorables aux "bains de soleil". Enfin, on peut souligner qu'il est possible d'observer la reproduction du lézard vivipare dans un "jardin sauvage" correctement géré et ouvert sur des milieux corrects (mais il est strictement interdit et serait très préjudiciable d'y introduire artificiellement l'espèce!!!).
L'orvet, quoique rarement observé, reste présent dans et aux alentours de la forêt de Soignes, et peut-être ailleurs. S'il est moins menacé que nos autres reptiles car moins exigeant en ce qui concerne l'habitat (qui peut par exemple être assez fortement boisé), ses densités gagneraient à être améliorées par une gestion adéquate des lisières et bords de chemins (élargissement et recépage périodique par tronçons pour améliorer l'ensoleillement et diversifier la structure verticale), des friches et milieux semi-naturels. Il peut fréquenter les jardins, et ici encore l'aménagement de tas de branchages, de bûches... ainsi qu'une "prairie ou bordure sauvage" de hautes herbes fauchées une ou deux fois l'an lui sont favorables.

Les reptiles et la loi en Région de Bruxelles-Capitale
1. toutes les espèces indigènes de reptiles sont strictement protégées
2. tout lâcher "dans la nature" d'espèce non indigène est un délit
3. le commerce de certaines espèces exotiques est réglementé, donc aussi leur achat et leur détention

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Un peu de vocabulaire

autotomie : amputation réflexe de la queue (chez les lézards; chez d'autres animaux comme les opilions, ce sont les pattes), qui est une tactique qui facilite la fuite lorsque l'animal est saisi par un prédateur. La queue peut, dans les mois qui suivent, se régénérer en partie (une seule fois!, et cela ne donne qu'un petit moignon). Cependant, c'est là que sont stockées une bonne partie des graisses indispensables à la survie de l'animal pendant la mauvaise saison; un lézard amputé de sa queue risque donc de ne pas passer l'hiver.
Il faut donc à tout prix éviter de prendre les lézards (donc aussi l'orvet) par la queue !!

indigène
: qui est, ou a été (durant la période géologique actuelle, l'Holocène, soit les derniers 10.000 ans environ), présent naturellement dans la région

mue: processus au cours duquel l'épiderme, couvert d'écailles chez les reptiles, se renouvelle; les serpents s'extrayent "en une fois" de leur ancienne peau  qui peut être retrouvée entière, reflétant fidèlement la forme de l'animal; chez l'orvet par contre elle s'enroule en anneaux, qu'on peut parfois retrouver sous les pierres; chez le lézard vivipare ce sont des lambeaux de peau qui se détachent, et on ne retrouve donc rien

ovipare, ovovivipare, vivipare: différents modes de développement de l'embryon, se traduisant par la pontes d'oeufs à un stade très précoce (oviparité), à l'incubation des oeufs dans le corps de la mère (ovoviviparité) jusqu'à un stade avancé, mais sans échanges entre mère et embryons - l'éclosion a alors lieu au moment de la ponte -, à la disqparition du stade "oeuf", tout le développement de l'embryon se passant en étroite relation avec la mère (viviparité). Le lézard "vivipare" est en fait ovovivipare dans nos régions (il peut être ovipare ailleurs).

(ré)introductions: interventions humaines dans la distribution géographique d'une espèce vivante, se traduisant par son implantation dans une région où elle n'avait jamais été présente (introduction) ou en avait disparu (à l'époque historique; = réintroduction). Cela peut consister en lâchers volontaires (dans le but de (ré)introduire, ou de se débarrasser  d'un animal gênant...) ou en apports involontaires (plantes d'ornement s'échappant des jardins, pontes de grenouilles véhiculées avec des végétaux aquatiques...)

rudéral: caractéristique d'une végétation s'installant sur des sols profondément modifiés par l'homme (remblais...): remaniés ou apportés, enrichis en azote

Pour en savoir plus...

Un inventaire des reptiles (et des amphibiens) en Région de Bruxelles-Capitale a été mené durant la période 1999-2002 par AVES asbl grâce au soutien de Bruxelles Environnement (alors IBGE).
Il reposait sur une prospection systématique des sites favorables, une collaboration du grand public et des naturalistes.
Les résultats de cette enquête ont été publiés sous forme d'un "Atlas" (voir ci dessous Weiserbs & Jacob 2005) cartographiant les observations 1984-2003 et présentant les différentes espèces et leurs habitats, les données historiques, le statut actuel, les menaces et mesures conservatoires...
Ouvrage complet et actuel sur les amphibiens à Bruxelles, vous pouvez le télécharger sur cette page ou celle-ci.

*consultables à la bibliothèque du Centre Paul Duvigneaud

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