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le PRIX PAUL DUVIGNEAUD
de
l'Éducation permanente à l'Environnement urbain
soutenu par la Commission
communautaire française
Le
Prix Paul Duvigneaud est né en 1992, à l'initiative d' Inter-Environnement Bruxelles
qui rendait ainsi hommage à l'oeuvre de pionnier de P.
Duvigneaud, dans l'étude scientifique de l'
"écosystème urbain" et dans la défense des milieux
naturels bruxellois, mais aussi à ses qualités de
pédagogue hors pair. IEB
organisa les 11 premières éditions du Prix -
déjà grâce à l'aide de la COCOF -, puis
passa le
flambeau au Centre Paul Duvigneaud en 2003.
Son but est de
permettre
l'éclosion de projets éducatifs centrés sur
l'environnement (y compris l'environnement naturel), en
Région de Bruxelles-Capitale. Il est normalement organisé
tous les ans, avec un thème particulier à chaque
édition.
Sur
base des dossiers reçus suite à l'appel à projets,
un jury pluraliste choisit un (parfois deux)
lauréat(s), qui reçoit une
somme d'argent lui permettant de concrétiser tout ou partie de
son projet.
L'édition
2010 : 2500 EUR pour un projet sur le thème
"2010,
année de la biodiversité.
Agir
: ici, ensemble et... à temps"
2010, consacrée par les Nations
Unies "année internationale de la biodiversité", devrait
voir se développer un peu partout des initiatives en faveur de
la diversité biologique. Le Prix Paul Duvigneaud y contribuera,
en soutenant un projet d'éducation permanente orienté
vers la biodiversité en Région de Bruxelles-Capitale.
QUELQUES
DÉTAILS SUR LE THÈME
Dans chaque quartier bruxellois, on peut
trouver des espèces qui, sans être directement
menacées de disparition (localement ou globalement), connaissent
une régression progressive, discrète mais
généralisée.
Des actions de proximité
peuvent donc être
imaginées, pour garder de telles plantes, animaux (ou
champignons...) avec nous.
Des mesures simples peuvent être efficaces, si elles sont prises "à temps",
c'est-à-dire avant que les espèces
aient dépassé un certain seuil de rareté,
au-delà duquel la tâche se complique souvent, ou devient
très aléatoire. En effet, une fois devenues rares, de
nombreuses espèces éprouvent des difficultés
à se reproduire (à trouver un partenaire par exemple),
à coloniser de nouveaux sites... ou bien les efforts de
conservation peuvent être ruinés par une seule saison
défavorable par ses conditions météo.
Mais
l'érosion de la biodiversité ne se traduit pas qu'au
niveau des espèces. Plus préoccupante encore est la
raréfaction progressive, ou l'altération durable, des
habitats: les milieux qui abritent la vie sauvage. Même si, en
ville, ils ont tous été créés par une
activité humaine et restent sous son influence directe, leur
intérêt est réel lorsque la nature peut s'y
exprimer spontanément. Le citoyen éprouve un sentiment
d'impuissance face à la pression foncière
considérable qui aujourd'hui encore grignotte divers fleurons de
la biodiversité à Bruxelles (vastes complexes de
friches). Cependant, de petits éléments du paysage urbain
tels que talus, petites friches, bosquets avec vieux arbres... ont
également leur importance et peuvent être pris en charge,
ou créés (plantation de haies par exemple), par des
habitants dans une démarche participative. Ici aussi, il faut
agir "à temps", car une fois devenus trop isolés dans le
tissu urbain, ces milieux de vie ne pourront plus toujours jouer leur
rôle de relais pour la flore et la faune sauvages.
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l'étourneau
sansonnet,
un bel oiseau encore fréquent à Bruxelles, mais en
déclin.
D'autres exemples ? La
bergeronnette grise, la fauvette grisette et la fauvette des jardins,
le gobemouche gris, ou même des espèces jusqu'il y a peu
banales comme le pouillot fitis ou le verdier !
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Pour être efficace et durable, l'action doit aussi être collective et commencer
par une large sensibilisation.
Celle-ci permet
de mettre en évidence le rôle social de la
biodiversité urbaine - qui peut être vue comme une
composante de la qualité de vie des citadins, autant que comme
un patrimoine accessible à tous.
C'est pourquoi, en 2010, le Prix Paul Duvigneaud de l'Education
permanente à l'Environnement urbain soutiendra, par la somme de
2500 EUR, un projet pédagogique centré sur l'une ou
l'autre de ces facettes de la biodiversité en Région
bruxelloise.
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Les
friches
ensoleillées sont de hauts lieux de la biodiversité
urbaine, dont la flore et la faune spontanées sont originales.
En voici quelques exemples.
Il faut agir rapidement pour ces habitats en Région bruxelloise,
mais cela implique un important travail de sensibilisation du public,
qui en a une perception négative.
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réséda
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chenilles de l'Ecaille du séneçon
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sauterelle à ailes en faux
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EN PRATIQUE...
L'appel à projets courait jusqu'au 01 juin 2010. 6 dossiers de
candidature ont été reçus, parmi lesquels un jury
pluraliste a désigné comme lauréat le
Comité Plateau Engeland / Puits, actif dans ces quartiers
d'Uccle, pour son projet intitulé

l'Aurore est
observée au Kinsendael
Notez l'oeuf (orange) sur la cardamine !
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"Aurore sur
Engeland"
En utilisant comme
emblèmes le papillon Aurore et les
principales
plantes nourricières de ses chenilles, les cardamines, il a pour
objectifs:
- la sensibilisation des
habitants à
une gestion plus écologique de leurs jardins;
- notamment, pour mettre un
terme aux
dépôts sauvages de tontes de pelouses;
- l'aménagement
exemplatif de deux
espaces verts publics (fauche tardive, semis de pré
fleuri, gestion des lisières et plantation de haies d'arbustes
indigènes).
Dans
ces quartiers qui jouxtent des espaces verts de haute valeur
biologique, comme la réserve naturelle régionale du
Kinsendael, ces
actions pourraient permettre de développer un réseau de
sites
favorables à l'Aurore, et de manière
générale à la biodiversité liée
aux milieux semi-ouverts de qualité.
intérieur
d'îlot
parc des
logements sociaux, av. de la Gazelle
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Le Prix Paul Duvigneaud de l'Éducation
permanente à l'Environnement urbain
est organisé grâce au soutien de la
COMMISSION COMMUNAUTAIRE FRANÇAISE.
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