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(Lépidoptères
"Rhopalocères")
de la Région de Bruxelles-Capitale "Dagvlinders" van
het Brussels Hoofdstedelijk Gewest
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| Les papillons (insectes
de l'ordre des lépidoptères), tout le monde les
connaît, et on ne peut les confondre éventuellement
qu'avec les phryganes. Il ne nous sera pas possible de parler ici de tous les papillons de la Région de Bruxelles-Capitale, car ils sont très nombreux et diversifiés. Nous nous limiterons à ceux que l'on nomme traditionnellement "papillons de jour" ou Rhopalocères, un ensemble (hétérogène) de familles dans lesquelles toutes les espèces
Le territoire de la Région abritait aussi d'autres espèces, qui n'ont plus été revues récemment et sont actuellement considérées comme régionalement éteintes (Tabac d'Espagne, Petit sylvain...). |
![]() certains Hétérocères ("papillons de nuit") sont très colorés et volent le jour ! en haut, des zygènes, en bas, une écaille chinée ![]() |
Une
enquête a
lieu pour le moment (2006-08) sur la distribution, l'abondance,
l'écologie des papillons à Bruxelles.Liste alphabétique des papillons "de jour" encore présents à Bruxelles
|
Les
hespéries sont de petits
papillons aux ailes relativement courtes et étroites, dont le
vol n'est
pas "papillonnant" comme celui des autres espèces. Ils
contrastent
aussi avec les autres papillons de jour par leur corps large et court,
portant une tête massive aux antennes très
écartées.
Au
repos, les ailes sont
souvent tenues obliquement.
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Les
adultes volent surtout par
temps chaud et sont principalement observables en été;
ils se nourrissent notamment du nectar
d'Astéracées (par exemple les chardons). Les chenilles se nourrissent quant à elles de graminées. |
Petit
et plutôt terne, ce papillon vole assez peu. Mais, dans les
milieux qui lui conviennent (à
Bruxelles, notamment les friches bien ensoleillées à
hautes herbes),
il est parfois assez fréquent et
occasionnellement on peut en observer plusieurs sur une même
fleur.
Plus grande et plus massive
que le précédent, la Sylvaine est un papillon farouche,
au vol rapide. Sans être rare (sauf dans les quartiers
dépourvus d'espaces sauvages), c'est rarement à
Bruxelles une espèce que l'on rencontre en grands nombres dans
un site donné. Elle apprécie notamment les
lisières boisées et les abords des zones humides.
Avec sa grande taille, ses
couleurs voyantes et les "queues" qui prolongent ses ailes
postérieures, le
machaon ne
peut être confondu avec aucun autre papillon de nos
régions. Son vol est rapide, il se pose rarement longtemps et
reste solitaire en dehors de l'accouplement. Mais ce n'est pas pour
autant une espèce réellement rare, même s'il a
considérablement régressé à Bruxelles ces
dernières décennies.Ses
chenilles peuvent se développer sur diverses Apiacées
(= ombellifères), mais l'espèce marque une
prédilection pour... les carottes (sauvages ou non) et les
fenouils; il est cependant rare qu'elles causent des
dégâts dans les jardins, étant donné qu'il
s'agit d'un papillon peu fréquent. Recherchez-les par exemple
sur les carottes sauvages (Daucus
carotta) qui poussent sur les talus bien ensoleillés des
voies ferrées...
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| La Piéride du chou (Groot koolwitje; Pieris brassicae) est la plus facile à identifier, grâce à sa taille nettement plus grande (envergure de 57 à 66 mm). Elle est moins commune que les 2 autres. | La Piéride de la
rave (Klein koolwitje Pieris rapae;
env. 46-55 mm) présente des taches noires peu marquées -
quoique plus grande dans la 2e génération annuelle. |
La Piéride du navet (Klein geaderd witje; Pieris napi) est en moyenne la plus petite (env. 36-50 mm), et peut être distinguée au fait que, sur la face inférieure des ailes, les nervures sont soulignées d'écailles grisâtres. |
L'Aurore
représentée ici est un mâle, facile à
identifier par la bande orange qu'il est seul à posséder
parmi nos papillons. La femelle en est dépourvue; de la taille
de la Piéride du navet, elle s'en distingue notamment par le
dessous de la 2e paire d'ailes, qui est chamarré de blanc et de
vert foncé (dessin souvent aussi visible du dessus, par
transparence).
Espèce
caractérisée par la forme de ses ailes, qui portent
chacune une pointe; avec la couleur (jaune pour le mâle,
blanc verdâtre pour la femelle), les nervures très
saillantes et une petite tache brunâtre, cela concourt à
imiter une feuille d'arbre. Lorsque le papillon est posé dans la
végétation, il devient alors très peu visible !
Cette espèce passe l'hiver au stade adulte, et les premiers citrons apparaissent dès le tout début du printemps; la génération suivante d'adultes apparaît en été. Il vole surtout dans et aux alentours des zones boisées, car ses chenilles se nourrissent de deux arbustes forestiers ou des haies sauvages: le nerprun et la bourdaine.
Papillons
migrateurs qui, certaines
années, peuvent atteindre la
Région bruxelloise mais généralement en nombres
très faibles. Ne pouvant
résister à l'hiver, ils n'y forment aucune population
permanente. Ils recherchent les sites très bien
ensoleillés au paysage ouvert, et riches en fleurs.
Probablement au bord de
l'extinction en Région de
Bruxelles-Capitale, c'est un grand papillon forestier dont les
chenilles se développent sur de jeunes Saules marsault Salix caprea (et d'autres saules
éventuellement).
Il peut être difficile à observer
car, bon voilier, il passe beaucoup de temps à hauteur de la
couronne des
arbres (dans les bois clairs, notamment des fonds de vallons, le long
des larges chemins forestiers...). Se nourrissant de
divers liquides organiques mais non de nectar, on ne l'observe pas sur
les fleurs mais plutôt sur... les charognes ou les
excréments! Par contre, par temps sec il peut
régulièrement être vu au sol, au bord des flaques.
![]() belle-dame
![]() |
Papillons de grande taille aux
jolies couleurs, impossibles à
confondre, ce sont des espèces
migratrices qui parviennent
chaque année
dans notre Région, parfois en nombres importants. Ils
peuvent s'y
reproduire (la belle-dame sur les chardons surtout, le vulcain sur les
orties), mais n'y passent pas à l'hiver. Ils ne forment donc pas
chez nous de population
permanente: les observations d'adultes en Belgique dépendent
entièrement des apports venant du sud de l'Europe. On peut les observer dans des milieux très divers, y compris de grands jardins, mais leur vol est rapide... |
![]() vulcain
![]() |
la Carte géographique Araschnia levana Landkaartje
![]() génération
de printemps
|
Plus petite que les 3
espèces suivantes, c'est aussi une espèce dont les
chenilles se développent sur les orties. Elle
n'est pas rare - quoique fréquente surtout dans les bois ou sur
leurs lisières, et moins dans les jardins... Deux générations d'adultes se succèdent au cours de l'année, et elles ont une taille et des motifs colorés différents! |
![]() ![]() génération
d'été
|
Les chenilles de
ces 3 espèces
vivent principalement sur les orties, ce qui explique en partie que ces
papillons s'observent fréquemment dans l'environnement
(péri-)urbain. Le premier est cependant moins abondant.
Territorial, il défend un bout de lisières ou un roncier,
dont il ne s'éloigne guère.![]() Robert-le-Diable Le bord
découpé de ses ailes est caractéristique
|
![]() Paon du jour |
![]() ![]() Petite tortue |
![]() ![]() |
![]() ![]() |
![]() |
| Myrtil
(envergure: 40 à 58 mm) 1 seul ocelle à l'aile antérieure mâle avec moins de roux, plus de brun |
Amaryllis
(env.: 34-38 mm) généralement 2 ocelles fusionnés (donc 1tache noire à 2 points blancs, éventuellement cachés si les ailes se chevauchent) à l'aile antérieure |
Procris
(env.: 26-34 mm) 1 ocelle à l'aile antérieure, visible du dessous seulement |
Le
Tircis est une
espèce des lieux boisés, qui se plaît
particulièrement dans les sous-bois à l'ombrage
léger où, de façon tout à fait
caractéristique, il va se poser systématiquement dans les
taches de soleil. Et tant qu'il reste immobile, sa coloration constitue
un très efficace camouflage!
Aisément
identifiable aux ocelles nombreux et entourés de
jaune, sur fond brun velouté, ce papillon est observé
surtout le long des lisières boisées et des chemins
forestiers ensoleillés, où il se nourrit
préférentiellement sur les fleurs de ronces (Rubus spp.), en été.
Famille des LYCAENIDÉS
Les papillons de cette famille sont
tous de petite taille, mais parfois richement colorés;
mâle et femelle d'une même espèce ont parfois des
couleurs très différentes. Leur vol est rapide, et les
plantes
nourricières des chenilles très variées (certaines
vivant en association étroite avec des fourmis).
![]() Thécla du bouleau
|
Nos 3
théclas
possèdent une courte "queue" aux ailes postérieures, qui
sont aussi marquées à leur face inférieure par une
fine ligne blanche dessinant un W (théclas du chêne et de
l'orme), ou de 2 lignes blanches sur fond orangé vif
(Thécla du bouleau). Aucune de ces espèces n'est commune actuellement à Bruxelles, la moins menacée étant le thécla du chêne - les deux autres seraient au bord de l'extinction dans la Région-capitale. Il est cependant assez difficile d'avoir une idée correcte de leur statut, car ce sont des papillons discrets. En plus de leur petite taille et d'une période de vol assez courte (chaudes journées de l'été), ils sont actifs surtout à hauteur du feuillage des arbustes et des arbres, ne venant que rarement sur les fleurs de la strate herbacée - ce qui les rend plus diffciles à détecter. |
le Cuivré commun Lycaena phlaeas Kleine vuurvlinder
Joliment coloré, ce petit
papillon n'est pas rare, spécialement certaines années
comme 2006, et peut être observé de la fin du printemps
à la fin de l'été dans divers milieux herbeux
(semi-)ouverts, surtout s'ils sont bien fleuris, comme des friches ou
des jardins sauvages suffisamment grands. Ses chenilles se nourrissent
sur les oseilles (Rumex).![]() ![]() Azurés communs
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L'azuré commun montre
chez les deux sexes des taches oranges le long du bord des ailes,
absentes chez l'Azuré des parcs (à fond blanc
bleuté caractéristique aussi). |
![]() Azuré des parcs
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