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Les papillons "de jour"
(Lépidoptères "Rhopalocères")

de la Région de Bruxelles-Capitale

"Dagvlinders" van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest

Les papillons (insectes de l'ordre des lépidoptères), tout le monde les connaît, et on ne peut les confondre éventuellement qu'avec les phryganes.

Il ne nous sera pas possible de parler ici de tous les papillons de la Région de Bruxelles-Capitale, car ils sont très nombreux et diversifiés. Nous nous limiterons à ceux que l'on nomme traditionnellement "papillons de jour" ou Rhopalocères, un ensemble (hétérogène) de familles dans lesquelles toutes les espèces
  • sont diurnes
  • présentent des antennes "en massue" (= s'épaississant brusquement peu avant l'extrémité)
  • replient au repos les ailes plus ou moins verticalement au-dessus du corps (qui reste visible).
On pourrait encore observer actuellement 25 espèces environ de papillons de jour en Région de Bruxelles-Capitale. Trois au moins sont très menacées. Plusieurs autres sont des migratrices au long cours qui sont observées plus ou moins régulièrement (tous les ans pour certaines: vulcain, belle-dame) mais ne forment pas en Belgique de vraie population capable de se maintenir.
Le territoire de la Région abritait aussi d'autres espèces, qui n'ont plus été revues récemment et sont actuellement considérées comme régionalement éteintes (Tabac d'Espagne, Petit sylvain...).

certains Hétérocères ("papillons de nuit") sont très colorés et volent le jour ! en haut, des zygènes, en bas, une écaille chinée


Une enquête a lieu pour le moment (2006-08) sur la distribution, l'abondance, l'écologie des papillons à Bruxelles.
Elle est centralisée par l'INBO, mandaté par Bruxelles Environnement - IBGE.

Participez-y en transmettant vos observations !!!




reverra-t-on un jour en Région bruxelloise le Tabac d'Espagne (Argynnis paphia)?
rien n'est moins sûr, car partout en Moyenne Belgique il est devenu rare...


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Liste alphabétique des papillons "de jour" encore présents à Bruxelles

Amaryllis
Oranje zandoogje
Pyronia tithonus

Petite tortue Kleine vos Aglais urticae
Aurore
Oranjetipje
Anthocaris cardamines

Piéride de la rave Klein koolwitje Pieris rapae
Azuré commun
(= Azuré de la bugrane)
Icarusblauwtje
Polyommatus icarus

Piéride du chou Groot koolwitje Pieris brassicae
Azuré des parcs
(= Azuré des nerpruns)
Boomblauwtje
Celastrina argiolus

Piéride du navet Klein geaderd witje Pieris napi
Belle-dame Distelvlinder
Cynthia cardui
(= Vanessa cardui)

Procris Hooibeestje Coenonympha pamphilus
Carte géographique
Landkaartje
Araschnia levana

Robert-le-diable Gehakkelde aurelia Polygonia c-album
Citron
Citroenvlinder
Gonepteryx rhamni

Souci & Soufré luzernevlinders Colias croceus & C. hyale
Cuivré commun
Kleine vuurvlinder
Lycaena phlaeas

Sylvaine
Groot dikkopje Ochlodes venata
Grand mars changeant
Grote weerschijnvlinder
Apatura iris

Thécla de l'orme Iepenpage Satyrium w-album
Hespérie du dactyle
Zwartsprietdikkopje
Thymelicus lineola

Thécla du bouleau Sleedoornpage Thecla betulae
Machaon
Koninginnenpage
Papilio machaon

Thécla du chêne Eikenpage Neozephyrus quercus
Mégère Argusvlinder Lasiommata megera
Tircis Bont zandoogje Pararge aegeria
Myrtil Bruin zandoogje Maniola jurtina
Tristan Koevinkje Aphantopus hyperantus
Paon du jour
Dagpauwoog
Inachis io

Vulcain Atalanta Vanessa atalanta

Famille des HESPÉRIIDÉS
Les hespéries sont de petits papillons aux ailes relativement courtes et étroites, dont le vol n'est pas "papillonnant" comme celui des autres espèces. Ils contrastent aussi avec les autres papillons de jour par leur corps large et court, portant une tête massive aux antennes très écartées.
Au repos, les ailes sont souvent tenues obliquement.
Les adultes volent surtout par temps chaud et sont principalement observables en été; ils se nourrissent notamment du nectar d'Astéracées (par exemple les chardons).

Les chenilles se nourrissent quant à elles de graminées.

Les deux espèces bruxelloises peuvent notamment être différenciées par leur taille; elles sont roussâtres avec quelques zones brunes, mais sans dessin bien défini - ce sont donc des espèces plutôt discrètes !

l'Hespérie du dactyle Thymelicus lineola  Zwartsprietdikkopje

Petit et plutôt terne, ce papillon vole assez peu. Mais, dans les milieux qui lui conviennent (à Bruxelles, notamment les friches bien ensoleillées à hautes herbes), il est parfois assez fréquent et occasionnellement on peut en observer plusieurs sur une même fleur.

la Sylvaine Ochlodes venata (= O. venatusGroot dikkopje

Plus grande et plus massive que le précédent, la Sylvaine est un papillon farouche, au vol rapide. Sans être rare (sauf dans les quartiers dépourvus d'espaces sauvages), c'est rarement à Bruxelles une espèce que l'on rencontre en grands nombres dans un site donné. Elle apprécie notamment les lisières boisées et les abords des zones humides.

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Famille des PAPILIONIDÉS
le Machaon Papilio machaon  Koninginnenpage

Avec sa grande taille, ses couleurs voyantes et les "queues" qui prolongent ses ailes postérieures, le machaon ne peut être confondu avec aucun autre papillon de nos régions. Son vol est rapide, il se pose rarement longtemps et reste solitaire en dehors de l'accouplement. Mais ce n'est pas pour autant une espèce réellement rare, même s'il a considérablement régressé à Bruxelles ces dernières décennies.

Ses chenilles peuvent se développer sur diverses Apiacées (= ombellifères), mais l'espèce marque une prédilection pour... les carottes (sauvages ou non) et les fenouils; il est cependant rare qu'elles causent des dégâts dans les jardins, étant donné qu'il s'agit d'un papillon peu fréquent. Recherchez-les par exemple sur les carottes sauvages (Daucus carotta) qui poussent sur les talus bien ensoleillés des voies ferrées...




Famille des PIÉRIDÉS
les 3 piérides du genre Pieris  de 3 witjes

Ces papillons sont certainement les plus abondants à Bruxelles, et ils colonisent jusqu'au coeur des quartiers très urbanisés. Le goût prononcé des chenilles (de 2 des 3 espèces) pour les choux n'y est sans doute pas étranger; on peut en effet les trouver en abondance sur ces plantes, dans de nombreux potagers, même installés en bacs sur le toit de certains immeubles... Elles sont donc parfaitement adaptées au développement dans les zones urbaines. Mais elles sont capables de se nourrir aussi sur les crucifères sauvages, et les résédas; il semble d'ailleurs que la Piéride du navet ne se développe pas sur les espèces cultivées.

Les ailes des 3 espèces sont blanches à jaunâtres, avec un liseré et une ou plusieurs taches noires à gris-verdâtre. On peut les observer tout au long de la bonne saison.

La Piéride du chou (Groot koolwitje; Pieris brassicae) est la plus facile à identifier, grâce à sa taille nettement plus grande (envergure de 57 à 66 mm). Elle est moins commune que les 2 autres. La Piéride de la rave (Klein koolwitje Pieris rapae; env. 46-55 mm) présente des taches noires peu marquées - quoique plus grande dans la 2e génération annuelle.
La Piéride du navet (Klein geaderd witje; Pieris napi) est en moyenne la plus petite (env. 36-50 mm), et peut être distinguée au fait que, sur la face inférieure des ailes, les nervures sont soulignées d'écailles grisâtres.
CONSEIL AUX AMATEURS DE POTAGERS
accrocher des plants de tanaisie (à une tringle métallique par exemple) de manière à ce que les fleurs arrivent au niveau de la tête des choux, permet d'en éloigner les piérides... et donc d'éviter qu'elles y pondent!

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l'Aurore Anthocaris cardamines  Oranjetipje

L'Aurore représentée ici est un mâle, facile à identifier par la bande orange qu'il est seul à posséder parmi nos papillons. La femelle en est dépourvue; de la taille de la Piéride du navet, elle s'en distingue notamment par le dessous de la 2e paire d'ailes, qui est chamarré de blanc et de vert foncé (dessin souvent aussi visible du dessus, par transparence).
Ses chenilles se nourrissent de diverses crucifères sauvages, surtout de cardamines et cressons. Le papillon vole, au printemps, surtout dans les prairies humides et certains chemins forestiers; il est beaucoup moins commun dans les jardins urbains.



le Citron Gonepteryx rhamni  Citroenvlinder

Espèce caractérisée par la forme de ses ailes, qui portent chacune une pointe; avec la couleur (jaune pour le mâle,  blanc verdâtre pour la femelle), les nervures très saillantes et une petite tache brunâtre, cela concourt à imiter une feuille d'arbre. Lorsque le papillon est posé dans la végétation, il devient alors très peu visible !

Cette espèce passe l'hiver au stade adulte, et les premiers citrons apparaissent dès le tout début du printemps; la génération suivante d'adultes apparaît en été. Il vole surtout dans et aux alentours des zones boisées, car ses chenilles se nourrissent de deux arbustes forestiers ou des  haies sauvages: le nerprun et la bourdaine.




le Souci Colias croceus et le Soufré Colias hyale, de luzernevlinders

Papillons migrateurs qui, certaines années, peuvent atteindre la Région bruxelloise mais généralement en nombres très faibles. Ne pouvant résister à l'hiver, ils n'y forment aucune population permanente. Ils recherchent les sites très bien ensoleillés au paysage ouvert, et riches en fleurs.




Famille des NYMPHALIDÉS

Famille qui regroupe de nombreuses espèces de grande taille et souvent richement colorées. Les adultes marchent sur 4 pattes seulement, car la première paire est réduite.

le Grand mars changeant Apatura iris  Grote weerschijnvlinder

Probablement au bord de l'extinction en Région de Bruxelles-Capitale, c'est un grand papillon forestier dont les chenilles se développent sur de jeunes Saules marsault Salix caprea (et d'autres saules éventuellement).
Il peut être difficile à observer car, bon voilier, il passe beaucoup de temps à hauteur de la couronne des arbres (dans les bois clairs, notamment des fonds de vallons, le long des larges chemins forestiers...). Se nourrissant de divers liquides organiques mais non de nectar, on ne l'observe pas sur les fleurs mais plutôt sur... les charognes ou  les excréments! Par contre, par temps sec il peut régulièrement être vu au sol, au bord des flaques.

la Belle-dame Cynthia cardui et le Vulcain Vanessa atalanta
Distelvlinder en Atalanta


belle-dame

Papillons de grande taille aux jolies couleurs, impossibles à confondre, ce sont des espèces migratrices qui parviennent chaque année dans notre Région, parfois en nombres importants. Ils peuvent s'y reproduire (la belle-dame sur les chardons surtout, le vulcain sur les orties), mais n'y passent pas à l'hiver. Ils ne forment donc pas chez nous de population permanente: les observations d'adultes en Belgique dépendent entièrement des apports venant du sud de l'Europe.

On peut les observer dans des milieux très divers, y compris de grands jardins, mais leur vol est rapide...


vulcain


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la Carte géographique Araschnia levana  Landkaartje


génération de printemps
Plus petite que les 3 espèces suivantes, c'est aussi une espèce dont les chenilles se développent sur les orties. Elle n'est pas rare - quoique fréquente surtout dans les bois ou sur leurs lisières, et moins dans les jardins...
Deux générations d'adultes se succèdent au cours de l'année, et elles ont une taille et des motifs colorés différents!


génération d'été

le Robert-le-Diable Polygonia c-album Gehakkelde aurelia,
le Paon du jour Inachis io  Dagpauwoog
et la Petite tortue Aglais urticae 
Kleine vos

Les chenilles de ces 3 espèces vivent principalement sur les orties, ce qui explique en partie que ces papillons s'observent fréquemment dans l'environnement (péri-)urbain. Le premier est cependant moins abondant. Territorial, il défend un bout de lisières ou un roncier, dont il ne s'éloigne guère.
Le Paon du jour et la Petite tortue par contre, sont bien plus mobiles; ce qui, avec leur grande taille et leurs couleurs chatoyantes, les rend bien visibles. Ils sont fréquemment observés dans les jardins, même dans les quartiers fortement urbanisés, et passent l'hiver au stade adulte, dans les greniers ou les remises par exemple.


Robert-le-Diable
Le bord découpé de ses ailes est caractéristique
 
Paon du jour

Petite tortue

Sous-Famille des SATYRINÉS

Par rapport aux autres Nymphalidés ci-dessus, les Satyrinés sont plus ternes, leurs tons dominants étant le beige et le brun. Ils sont aussi caractérisés par de petits "ocelles": taches foncées à centre clair, dont le nombre et la disposition sur les ailes aide à identifier les espèces.
Leurs chenilles se nourrissent toutes sur diverses espèces de graminées; plusieurs sont relativement peu exigeantes quant à la qualité du milieu, ce qui explique que certaines espèces soient restées très communes même dans des environnements très modifiés par l'homme.

le Myrtil (Bruin zandoogje) Maniola jurtina,
l'Amaryllis (Oranje zandoogje)
Pyronia tithonus
et le Procris ou Pamphile (Hooibeestje) Coenonympha pamphilus,

Ces 3 espèces se ressemblent par leurs dessins, mais leur taille et le nombre d'ocelles, notamment, aident à les distinguer. Elles comptent parmi les papillons les plus fréquents à Bruxelles comme dans le reste du pays.

Myrtil (envergure: 40 à 58 mm)
1 seul ocelle à l'aile antérieure
mâle avec moins de roux, plus de brun
Amaryllis (env.: 34-38 mm)
généralement 2 ocelles fusionnés (donc 1tache noire à 2 points blancs, éventuellement cachés si les ailes se chevauchent) à l'aile antérieure
Procris (env.: 26-34 mm)
1 ocelle à l'aile antérieure, visible du dessous seulement
 
le Tircis Pararge  aegeria  Bontzandoogje

Le Tircis est une espèce des lieux boisés, qui se plaît particulièrement dans les sous-bois à l'ombrage léger où, de façon tout à fait caractéristique, il va se poser systématiquement dans les taches de soleil. Et tant qu'il reste immobile, sa coloration constitue un très efficace camouflage!
Il se rencontre depuis le printemps, jusqu'à la fin de l'été.



le Tristan Aphantopus hyperantus  Koevinkje

Aisément identifiable aux ocelles nombreux et entourés de jaune, sur fond brun velouté, ce papillon est observé surtout le long des lisières boisées et des chemins forestiers ensoleillés, où il se nourrit préférentiellement sur les fleurs de ronces (Rubus spp.), en été.
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Famille des LYCAENIDÉS
Les papillons de cette famille sont tous de petite taille, mais parfois richement colorés; mâle et femelle d'une même espèce ont parfois des couleurs très différentes. Leur vol est rapide, et les plantes nourricières des chenilles très variées (certaines vivant en association étroite avec des fourmis).

le Thécla de l'orme Satyrium w-album  Iepenpage,
le Thécla du bouleau Thecla betulae 
Sleedoornpage
et le Thécla du chêne  Neozephyrus quercus  Eikenpage


Thécla du bouleau
Nos 3 théclas possèdent une courte "queue" aux ailes postérieures, qui sont aussi marquées à leur face inférieure par une fine ligne blanche dessinant un W (théclas du chêne et de l'orme), ou de 2 lignes blanches sur fond orangé vif (Thécla du bouleau).

Aucune de ces espèces n'est commune actuellement à Bruxelles, la moins menacée étant le thécla du chêne - les deux autres seraient au bord de l'extinction dans la Région-capitale. Il est cependant assez difficile d'avoir une idée correcte de leur statut, car ce sont des papillons discrets. En plus de leur petite taille et d'une période de vol assez courte (chaudes journées de l'été), ils sont actifs surtout à hauteur du feuillage des arbustes et des arbres, ne venant que rarement sur les fleurs de la strate herbacée - ce qui les rend plus diffciles à détecter.
Ils fréquentent surtout les lieux boisés suffisamment clairs ou leurs lisières; on n'a que peu de chances de les voir dans les jardins. Les adultes sont attirés notamment par les ronciers en fleurs, mais aussi par les fruits gâtés...

Bien camouflées, les chenilles se développent sur diverses espèces d'arbres et d'arbustes (chênes pour le thécla du chêne; ormes, tilleuls... pour celui de l'orme), mais les noms français des espèces peuvent être trompeurs: les chenilles du thécla du bouleau se nourrissent surtout sur le prunellier et d'autres Prunus, l'aubépine...

le Cuivré commun Lycaena phlaeas  Kleine vuurvlinder

Joliment coloré, ce petit papillon n'est pas rare, spécialement certaines années comme 2006, et peut être observé de la fin du printemps à la fin de l'été dans divers milieux herbeux (semi-)ouverts, surtout s'ils sont bien fleuris, comme des friches ou des jardins sauvages suffisamment grands. Ses chenilles se nourrissent sur les oseilles (Rumex).


l'Azuré commun Polyommatus icarus et l'Azuré des parcs Celastrina argiolus
Icarus en boomblauwtjes

Si le dessus des ailes est bleu chez les mâles des deux espèces, il comporte une proportion importante de brun chez les femelles. C'est leur face inférieure qui permet le mieux de confirmer l'identification.


Azurés communs
L'azuré commun montre chez les deux sexes des taches oranges le long du bord des ailes, absentes chez l'Azuré des parcs (à fond blanc bleuté caractéristique aussi).

Azuré des parcs

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Menaces et protection

Plusieurs espèces fortement menacées (Grand mars, Thécla du chêne) ou d'ores et déjà éteintes (Tabac d'Espagne, Petit sylvain...) sont des papillons inféodés, pour leur reproduction, aux milieux forestiers. Ils existaient notamment en forêt de Soignes. Les causes de leur déclin sont sans doute multiples, mais on pourrait épingler notamment la fermeture du couvert forestier (régression des régimes de taillis, dont l'exploitation régulière créait des ouvertures favorables), la banalisation des lisières (absence d'ourlets buissonnants et herbacés) et la régression ou fermeture par boisement spontané des milieux périphériques (friches comme la Foresterie...).
Pour les espèces de milieux ouverts, ces derniers facteurs agissent sans doute aussi sur l'abondance et la distribution d'espèces comme les hespéries ou le Robert-le-Diable. Les papillons des milieux herbacés bien fleuris, qui trouvent souvent leurs derniers refuges, dans les quartiers densément bâtis, le long des vois ferrées et d'autres friches ou espaces liés aux réseaux de communication, souffrent considérablement des épandages d'herbicides,
localement massifs (SNCB). C'est probablement le cas par exemple du Machaon. La disparition pure et simple des milieux (urbanisation) ou leur mauvais aménagement (semis de ray-grass ou fauches précoces et répétées, ainsi que leur envahissement par des plantes d'origine exotique, jouent aussi un rôle.

Les papillons et la loi en Région de Bruxelles-Capitale Un peu de vocabulaire

Pour en savoir plus...

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