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Les criquets & sauterelles

de la Région de Bruxelles-Capitale

Sprinkhanen van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest

Les criquets, sauterelles, et leurs cousins les tétrix, les grillons et les courtilières forment ce que les entomologistes appelent l'Ordre des Orthoptères. Leurs pattes postérieures sont longues, adaptées au saut (à l'exception des courtilières), leurs ailes antérieures sont coriaces et ne servent pas au vol; de nombreuses espèces ont une paire d'ailes, ou les 2, atrophiées - chez tous les individus ou seulement une partie de la population (microptères...).
Ce sont des insectes "musiciens", qui produisent une stridulation grâce au frottement des pattes sur les ailes (criquets) ou des ailes l'une contre l'autre (sauterelles, grillons).

Distinguer sauterelles et criquets

protection
législation
bibliographie et projet Saltabru

Une petite vingtaine d'espèces peuvent être rencontrées à Bruxelles actuellement. Certaines sont menacées, d'autres au contraire ont connu, ici comme ailleurs, une extension remarquable de leur aire de distribution au cours des dernières décennies du XXe siècle.

Liste alphabétique complète des orthoptères observés à Bruxelles
Sauterelles
famille des Tettigoniidés
Sabelsprinkhanen
Barbitiste des bois
Barbitistes serricauda
Zaagsprinkhaan
Conocéphale bigarré
Conocephalus discolor
Zuidelijke spitskopje
Conocéphale des roseaux
Conocephalus dorsalis
Gewoon spitskopje
Decticelle cendrée
Pholidoptera griseoaptera
Braamsprinkhaan
Grande sauterelle verte
Tettigonia viridissima
Grote groene sabelsprinkhaan
Méconème fragile
Meconema meridionale
Zuidelijke boomsprinkhaan
Phanéroptère commun ou Sauterelle à ailes en faux
Phaneroptera falcata
Sikkelspinkhaan
Sauterelle des chênes
Meconema thalassinum
Boomsprinkhaan
Sauterelle ponctuée
Leptophyes punctatissima
Struiksprinkhaan
Grillons famille des Gryllidés Krekels
Grillon domestique
Acheta domesticus
Huiskrekel
(Grillon d'Italie)
(Oecanthus pellucens)
(Boomkrekel)
Courtilières
famille des Gryllotalpidés Veenmollen
Courtilière commune
Gryllotalpa gryllotalpa
Veenmol
Tétrix ("criquets pygmées")
famille des Tétrigidés
Doornsprinkhanen
Tétrix des carrières Tetrix tenuicornis
Kalkdoorntje
Tétrix des clairières Tetrix undulata Gewoon doorntje
Tétrix des vasières Tetrix ceperoi Zanddoorntje
Tétrix subulé
Tetrix subulata Zeggedoorntje
Criquets "vrais"
famille des Acrididés "echte" Veldsprinkhanen
Criquet des marais ou Criquet ensanglanté Stethophyma grossum Moerassprinkhaan
Criquet des pâtures
Chorthippus parallelus Krasser
Criquet duettiste
Chorthippus brunneus
Bruine sprinkhaan
Criquet mélodieux
Chorthippus biguttulus
Ratelaar
Oedipode bleue
Oedipoda caerulescens
Blauwvleugelsprinkhaan


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le Barbitiste des bois Barbitistes serricauda  Zaagsprinkhaan

Cette sauterelle n'a jusqu'ici été observée à Bruxelles qu'assez exceptionnellement, en lisière de la forêt de Soignes. Il s'agit en effet d'un habitant des forêts claires et des lisières ensoleillées.
Sa distribution exacte et son abondance réelle en Belgique restent mal connues, car elle est difficile à détecter en raison de ses moeurs arboricoles et du caractère inaudible (à notre oreille!) de sa stridulation. Celle-ci peut cependant être perçue à l'aide d'un "bat detector" (détecteur d'ultrasons, habituellement utilisé pour étudier les chauves-souris). Les naturalistes n'utilisent cette technique que depuis peu de temps pour les sauterelles, et on se rend compte maintenant que dans plusieurs régions, le barbististe est bien plus fréquent que prévu... mais qu'en est-il exactement en Région de Bruxelles-Capitale ?

les conocéphales genre Conocephalus  de spitskopjes

Ce genre comprend chez nous 2 petites sauterelles se ressemblant fort, caractérisées par une tête conique (le front, entre les yeux, est étroit et protubérant). Leur couleur dominante est le vert clair, marqué par une bande centrale brune sur le dos. A condition d'être attentif, on peut les repérer à leur stridulation, audible à quelques mètres et ressemblant à un cliquetis.

Le plus largement répandu actuellement à Bruxelles est le Conocéphale bigarré, qui peut être observé (dans les milieux favorables: friches herbacées, humides ou plus sèches; fossés et zones humides) à travers toute l'agglomération, y compris dans la "première couronne". C'est une espèce en pleine expansion depuis plusieurs décennies: il y a 30 ans, elle n'était connue que de l'extrême O de la côte belge et de la Gaume; elle est maintenant largement distribuée dans le pays. Ses facultés de vol ont contribué à cette expansion, de même qu'à la colonisation d'espaces verts centraux dans la ville.

Au contraire, le Conocéphale des roseaux ne possède pas d'ailes bien développées (hormis chez de rares individus), et ses facultés de dispersion sont réduites. Il s'agit plutôt d'une espèce en régression; actuellement, sa distribution dans l'E et le S de la Région bruxelloise est très discontinue (quelques zones humides isolées); elle est absente du centre de la ville; seule l'extrémité O de la Région abrite encore un noyau plus dense de populations. Cette espèce est liée aux zones humides, de différents types: hautes végétations de joncs, laîches ou graminées, bordure des praires humides, ruisseaux ou fossés.

la Decticelle cendrée Pholidoptera griseoaptera Braamsprinkhaan

On l'appelle aussi parfois "sauterelle des ronces", car elle est en effet abondante dans les massifs de ronces, sur les talus et particulièrement le long des lisières forestières... C'est une sauterelle commune, assez peu exigeante sur la qualité de l'habitat (une des rares espèces qui reste fréquente dans les régions d'agriculture intensive par exemple), mais qui semble avoir déserté le centre de la ville.

On l'identifie aisément (à Bruxelles particulièrement, ou aucune autre sauterelle n'a ses couleurs) à son dos gris-brun... mais retournez l'animal: son ventre est jaune-vert! Ses ailes sont réduites. La stridulation est brève: un "tssrit" répété à intervelles espacés, qu'on peut entendre jusqu'au mois de novembre car c'est notre sauterelle la plus longévive.

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la Grande sauterelle verte Tettigonia viridissima  Grote groene sabelspinkhaan

Grande, elle l'est vraiment! puisque le corps de la femelle atteint 42 mm (avec les ailes et l'oviscapte, cela fait pratiquement 10 cm de long!); et verte, aussi. Il s'agit réellement de l'une des espèces les plus impressionnantes de notre entomofaune. D'autant qu'elle vole assez fréquemment (mais pas tellement bien).

Sa stridulation est puissante et longue, on l'entend surtout au mois d'août ("coq d'aousse" en Wallonie), dans les champs ou les friches ensoleillées à hautes herbes; elle est largement distribuée à Bruxelles et pas rare.

femelle
Ses fortes mandibules sont capables de mordre douloureusement un doigt humain - mais il faut pour cela la prendre en mains: ellle ne viendra jamais vous attaquer d'elle-même!! C'est une espèce essentiellement carnivore, s'attaquant à d'autres insectes.

mâle


les méconèmes genre Meconema de boomsprinkhanen

2 sauterelles arboricoles au vert tendre, et d'aspect délicat; la Sauterelle des chênes a les ailes bien développées à l'âge adulte, le Méconème fragile seulement des moignons. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir conquis l'ensemble de la capitale (mais personne ne sait à quel rythme, car le phénomène est resté inaperçu, sans doute en raison de l'habitat et des moeurs arboricoles de l'animal), comme d'autres villes belges d'ailleurs, alors que l'espèce était inconnue en Belgique avant 1995. On pense qu'en réalité cette espèce se disperse par l'intermédiaire... du trafic routier!
La Sauterelle des chênes a par contre toujours été présente en Région de Bruxelles-Capitale, où elle peut être trouvée dans la majorité des quartiers, même très urbanisés, pour peu qu'il existe quelque espace vert bien pourvu en arbres.

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le Phanéroptère commun Phaneroptera falcata  de Sikkelsprinkhaan

Espèce récemment arrivée à Bruxelles, on l'appelle aussi Sauterelle à ailes en faux, car ses ailes postérieures membraneuses dépassent largement vers l'arrière les antérieures, et prennent la forme d'une lame de faux. Sa face blanche est typique.
Elle vole bien mieux que nos autres orthoptères, et aussi plus souvent - lorsqu'il fait chaud. Observée seulement dans la région du Viroin et la Gaume dans les années 1980, elle s'est ensuite progressivement étendue à la majorité du pays.

Le Phanéroptère recherche surtout les milieux secs et bien ensoleillés, avec hautes herbes ponctuées de buissons bas. Les abords de voies ferrées lui sont souvent favorables, et l'on pense que le réseau ferroviaire a favorisé son expansion en Belgique. Elle s'observe maintenant dans de nombreuses friches bruxelloises.


la Sauterelle ponctuée  Leptophyes punctatissima  de Struiksprinkhaan

C'est une petite sauterelle vert pomme marquée d'une multitude de points rouge sombre, que l'on peut rencontrer un peu partout en Région bruxelloise, particulièrement dans les massifs de buissons (même très banals, le long de rues fréquentées...) jusqu'au centre de la ville. Elle a été introduite involontairement dans de nombreuses villes du monde, par le transport de plantes; chez nous, elle est indigène et fréquente dans tout le pays. Végétarienne. Sa stridulation est très faible (perceptible surtout avec un détecteur d'ultrasons, comme ceux utilisés pour les chauves-souris) et, en raison de son habitat - le feuillage des arbustes, l'espèce est discrète.

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les grillons - de krekels

Le Grillon des champs (Veldkrekel Gryllus campestris), signalé en divers endroits de la future Région de Bruxelles-Capitale avant 1950, en a disparu aujourd'hui comme en maintes régions de Basse et Moyenne Belgique où l'agriculture s'est fortement intensifiée.

Ne subsisterait plus à Bruxelles que le Grillon domestique (Huiskrekel Acheta domesticus), une espèce qui ne peut vivre durablement sous nos climats qu'à l'intérieur de bâtiments. Il recherche particulièrement ceux où la nourriture est abondante et la chaleur élevée et constante, comme les boulangeries. Absent donc en milieu "naturel", sa fréquence à Bruxelles est mal connue.

Quelques observations très ponctuelles du  Grillon d'Italie (Boomkrekel Oecanthus pellucens) ont été réalisées certaines années. Il n'est pas possible de dire pour l'instant si cette espèce, d'origine méridionale, va pouvoir s'installer durablement à Bruxelles. Les observations se multiplient dans notre pays ces 15 dernières années, mais l'espèce reste rare et signalée surtout des régions où les sites "naturels" thermophiles (pelouses calcicoles, carrières...) sont nombreux.


la Courtilière  Gryllotalpa gryllotalpa  de Veenmol

Son autre nom de Taupe-grillon est bien évocateur de sa morphologie (pattes antérieures larges et griffues, en pelle, comme celles de la Taupe) et de ses moeurs, qui sont quasi entièrement souterraines.
Ce sont en effet essentiellement les jardiniers qui ont la chance de l'observer, en retournant la terre du potager, où elle vit dans une galerie et se nourrit essentiellement de larves d'insectes et d'autres invertébrés - elle ne cause donc pas de dégâts. Sa présence dans les potagers est attestée actuellement en quelques endroits, à Uccle et Evere notamment, mais gagnerait à être étudiée de plus près car c'est chez nous probablement une espèce menacée.

Sa stridulation est un autre moyen de la repérer, durant les chaudes soirées de l'été; c'est un trille prolongé qui rappelle le chant du Crapaud calamite (éteint à Bruxelles).

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les tétrix  genre Tetrix  de Doorntjes

Très petits orthoptères caractérisés par une pointe que forme le thorax vers l'arrière; ils ont aussi des pattes postérieures à fémurs élargis, des yeux proéminents et des antennes courtes. Les espèces sont difficiles à distinguer. 4 différentes sont connues à Bruxelles actuellement, certaines étant fréquentes et largement distribuées (T. subulata), d'autres très rares comme T. ceperoï, rare à l'échelle de tout le pays et observé ici dans la friche Tours & Taxis seulement.


le Criquet des marais  Stethophyma (=Mecostethus) grossum  Moerassprinkhaan

Aussi appelé "criquet ensanglanté" ou même "criquet belge", car ses fémurs postérieurs sont rouge sang et la patte de derrière dans son ensemble porte un motif noir/jaune/rouge. C'est une espèce inféodée aux végétations herbacées hautes (de prés de fauche notamment) se développant sur sols humides à marécageux, gorgés d'eau en hiver au moins. Elle est très peu fréquente dans notre pays et souvent indicatrice de milieux biologiquement diversifiés.
En Région de Bruxelles-Capitale, elle a été retrouvée en 2007 à l'Hof ter Musschen, dans un habitant correspondant bien à ses préférences. Elle n'avait plus été vue à Bruxelles depuis 50 ans, mais il s'agit d'une espèce volant bien, capable de recoloniser spontanément des sites qui lui conviennent.

les criquets du genre Chorthippus
het geslacht Chorthippus

Ce sont de loin les criquets les plus fréquents dans notre pays. 3 espèces sont connues avec certitude à Bruxelles actuellement et largement distribuées, mais se ressemblent (assez) fort et nous ne détaillerons pas leurs différences. Elles recherchent les lieux à végétation herbacée et les milieux (semi-)ouverts, la fréquence des espèces dépendant notamment de la structure de la végétation (haute ou basse, avec ou sans sol nu...), de l'humidité du sol et des possibilités de colonisation de chaque site. Les friches ensoleillées, les bords de voiries à fauche tardive ou les abords de voies ferrées sont des exemples d'habitats favorables.

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l'Oedipode (ou Criquet) à ailes bleues Oedipoda caerulescens
de Blauwvleugelsprinkhaan

Seul orthoptère protégé par la Loi en Belgique, ce n'est pourtant pas à proprement parler une espèce très rare, mais inféodée aux habitats rocailleux ou à sol superficiel, très bien ensoleillés et secs (terrils par exemple); à Bruxelles, ces conditions sont réunies le long de certaines voies ferrées et, là, il est représenté dans une série de sites, répartis surtout le long de l'axe ferroviaire Nord-Midi.
Ses couleurs de camouflage, ses gros yeux et ses ailes postérieures bleues, visibles uniquement quand il s'envole, le rendent facile à identifier chez nous, où aucune autre espèce ne lui ressemble.


Ne confondez plus criquets et sauterelles!
Le "truc" le plus facile pour les distinguer est la longueur des antennes:
  • courtes chez les criquets (< moitié longueur du corps)
  • longues chez les sauterelles (> ou = L. corps); les femelles adultes ont aussi le corps terminé par un long "sabre", qui est en réalité un organe de ponte (ovipositeur).
Chez les grillons, bien plus rares et difficiles à voir, les antennes sont de longueur moyenne mais le corps est bien plus aplati dorso-ventralement et les pattes postérieures plus courtes
 
criquets
(espèce absente à Bruxelles)

sauterelle
(femelle)

grillon

Menaces et protection
Parmi les orthoptères liés aux arbres et arbustes, seul le Barbitiste des bois semblerait menacé, par le caractère très isolé de la population bruxelloise (si toutefois il y en a bien une). Pour les autres (Sauterelle des chênes et Méconème fragile, Sauterelle ponctuée), les ligneux des massifs boisés "naturels" (Soignes, Laerbeek...), amis aussi ceux des parcs, voire des intérieurs d'îlots ou des bords de voiries... semblent offrir des conditions favorables, et ces espèces restent à la fois largement distribuées et numériquement abondantes.
Parmi les espèces liées à la strate herbacée et au sol, les plus menacées actuellement sont sans doute
le Conocéphale des roseaux, qui a sans doute connu à Bruxelles, comme dans une bonne partie des Basse et Moyenne Belgique, une régression importante au cours du XXe siècle, liée notamment aux pertes d'habitats: drainage ou banalisation des zones humides en tous genres
une partie des tétrix (certainement T. ceperoï et T. tenuicornis) et le Criquet à ailes bleues, qui sont des espèces (xéro-)thermophiles étroitement dépendantes actuellement en Région de Bruxelles-Capitale de friches et/ou bords de voies ferrées peu rudéralisés (végagtaion herbacée basse et clairsemée par endroits..., sol nu se réchauffant rapidement). Les autres biotopes xéro-thermophiles autrefois présents (sablières ou pelouses semi-naturelles maigres sur sable, notamment), ayant disparu par urbanisation ou boisement spontané. Le rôle important de refuge du réseau ferroviaire pour de telles espèces (nombreux cas aussi parmi les reptiles, les papillons....) doit être souligné.
Les friches peu boisées sont aussi les milieux les plus attractifs pour plusieurs autres espèces comme le Phanéroptère "commun" (qui n'est pas si commun que cela!), le Conocéphale bigarré, la Grande sauterelle verte, l'ensemble des criquets; globalement, c'est là que l'on rencontre la plus grande diversité en espèces d'orthoptères.
La protection d'une partie de ces sites s'impose donc, mais aussi leur gestion adéquate. En particulier, l'évolution naturelle vers le boisement doit être contrecarrée, et la fermeture du tapis herbacé limitée par une fauche annuelle (mais alors nécessairement très tardive: après le 15 août au moins, pour interférer le moins possible avec la reproduction des orthoptères, qui intervient assez tard dans l'été) ou bisannuelle, en rotation et... laissant des zones refuges! Un mode de gestion qui peut être appliqué aussi dans les parcs à gestion différenciée et les jardins privés "naturels". à concilier, bien sûr, avec les autres intérêts biologiques de chaque site (une fauche très tardive favorable aux sauterelles pouvant être défavorable à certains éléments de la flore par exemple...).
L'utilisation d'herbicides le long des voies ferrées, toujours très répandue à Bruxelles actuellement et avec des doses importantes - pour des objectifs localement très discutables (voies désaffectées...) -, devrait absolument être limitée de façon drastique.

Les orthoptères et la loi en Région de Bruxelles-Capitale
Un peu de vocabulaire

thermophile (adj.): pour un site: caractérisé par un microclimat chaud (souvent en raison d'une exposition au S, d'une pente prononcée et/ou d'un sol filtrant...); pour une espèce: recherchant ce genre de microclimats
xermophile (adj.): pour un site: caractérisé par des conditions de sécheresse importante (hygrométrie du sol et de l'air); pour une espèce: recherchant ce genre de conditions

Pour en savoir plus...

*peuvent être consultés à la bibliothèque du Centre Paul Duvigneaud

En Belgique fonctionne le groupe de travail Saltabel, qui dispose d'un réseau de bénévoles passionnés par l'étude et la conservation des criquets et sauterelles. Consultez leur site www.saltabel.org. Le groupe de travail "entomo" de Jeunes et Nature mène également de nombreuses activités sur les orthoptères (camps d'été...), de même que le JNM en Flandre. Une étude est actuellement en cours sur les orthoptères à Bruxelles (distribution et écologie..), avec l'aide de Bruxelles Environnement - IBGE; vous pouvez télécharger la feuille de contact de ce projet Saltabru (cartes provisoires de distribution, état d'avancement des prospections) et encoder vos observations en ligne sur cette page.

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