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Les "oiseaux d'eau"

de la Région de Bruxelles-Capitale

"Watervogels" van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest

Page en remaniement pour l'instant...  revenez la consulter sous peu pour une info plus complète!

Liste des oiseaux d'eau nicheurs à Bruxelles
Grèbes
famille des Podicipédidés
Futen
Grèbe castagneux
Tachybaptus ruficollis
Dodaars
Grèbe huppé
Podiceps cristatus
Fuut
Hérons famille des Ardéidés Reigers
Héron cendré
Ardea cinerea
Blauwe reiger
Canards, oies et cygnes
famille des Anatidés (et Anséridés)
Eenden, ganzen en zwanen
Bernache de Magellan
Chloephaga picta
Magelhaengans
Bernache du Canada
Branta canadensis
Canadeesche gans
Canard colvert
Anas platyrhynchos
Wilde eend
Canard (ou Aïx) mandarin
Aix galericulata
Mandarijneend
Cygne tuberculé
Cygnus olor
Knobbelzwaan
Fuligule milouin
Aythya ferina
Tafeleend
Fuligule morillon
Aythya fuligula
Kuifeend
Ouette d'Egypte
Alopochen aegyptiacus
Nilgans
Râles, marouettes...
famille des Rallidés
Rallen, hoenen...
Foulque macroule
Fulica atra
Meerkoet
(Gallinule) Poule-d'eau Gallinula chloropus
Waterhoen
(Râle d'eau?) Rallus aquaticus
(Waterral?)
Vanneaux, gravelots...
famille des Charadriidés Pleviers...
Petit gravelot
Charadrius dubius
Kleine plevier
Vanneau huppé
Vanellus vanellus
Kievit

On peut encore ajouter à cette liste le Martin-pêcheur (Alcedo atthis), intimement lié aux milieux aquatiques (cours d'eau, étangs) et nicheur à Bruxelles, ainsi que la Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea), également inféodée aux cours d'eau en période de reproduction, mais qui peut s'en éloigner durablement durant l'hiver.

De nombreuses autres espèces peuvent être observées régulièrement à Bruxelles, sans y nicher (actuellement). C'est le cas, par exemple, d'espèces fréquentes en Belgique comme la Mouette rieuse (photo) ou certains goélands, du Grand cormoran... Parfois même, certains sites comme le domaine des Silex à Boitsfort ont permis d'observer récemment des espèces aussi rares et farouches que... le Blongios nain (un minuscule héron, de la taille d'une tourterelle) - qui par ailleurs nichait sur le territoire de la Région... au XIXe siècle!

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le Grèbe castagneux Tachybaptus ruficollis  Dodaars

Le plus petit des grèbes européens niche à Bruxelles en faibles nombres (environ 5 couples par an actuellement pour toute la Région), uniquement sur quelques étangs bordés de roselières partiellement immergées, et tranquilles: sud de l'agglomération (Boitsfort, Auderghem..). et Domaine royal de Laeken. Cette espèce est en effet farouche, particulièrement pendant la nidification, et a besoin de pièces d'eau riches en invertébrés aquatiques et petits vertébrés (têtards, larves de tritons, petits poissons) dont il se nourrit. Les surcharges en gros poissons (carpes...) ne lui sont donc pas favorables.
D'autres sites bruxellois l'accueillaient jusque dans les années 1960, mais l'intensification de l'urbanisation l'a nettement fait régresser à cette époque.

le Grèbe huppé Podiceps cristatus  Fuut

Cette espèce piscivore a connu une expansion rapide et généralisée dans toute l'Europe occidentale au cours des années 1970-80, s'accompagnant de la colonisation de pièces d'eau fortement anthropisées. La première nidification connue à Bruxelles date ainsi de 1973. La population bruxelloise a ainsi connu un maximum d'une trentaine de couples nicheurs vers 1990, la plupart localisés sur des étangs du bassin de la Woluwe (+ domaine royal de Laeken et Bois de la Cambre). Actuellement, on constate un tassement de l'effectif nicheur: entre 15 et 20 couples au début des années 2000.
Peu farouche, il peut nicher sur des sites très urbanisés, même dépourvus de végétation aquatique; il a cependant besoin d'un support pour le nid (amas de branchettes au ras de l'eau), qui dans ce genre d'étangs est souvent construit sur des branches d'arbres couchées dans l'eau.

le Héron cendré Ardea cinerea Blauwe reiger

Observé à travers toute la Région bruxelloise, mais une seule colonie de reproduction y existe: dans de grands arbres au sein du domaine royal de Laeken, particulièrement apprécié pour sa tranquillité. Elle comptait environ 200 couples nicheurs vers 1990, ce qui en faisait alors la plus importante de Belgique! Née dans les années 1960-70, parallèlement à la croissance de la population belge (rendue possible par la protection légale de l'espèce...), elle semble aujourd'hui en léger déclin (moins de 150 couples).
En chasse au bord des étangs urbains, le Héron cendré est devenu très confiant. Son grand rayon d'action lui permet aussi d'aller chasser les campagnols dans les prairies de la périphérie.
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la Bernache du Canada Branta canadensis  Canadeesche gans

Espèce introduite, devenue très commune dans la plus grande partie du pays au début des années 2000 et placée depuis sur la liste des exotiques envahissantes. Les recensements de cette époque ont donné une douzaine de couples nicheurs par an en Région bruxelloise, mais la population était encore en pleine croissance.
Cette grande bernache niche sur les berges et les îlots, souvent très artificiels, de nombreux parcs.

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la Bernache de Magellan Chloephaga picta Magelhaengans

Introduite récemment, cette belle espèce originaire du S du continent américain n'est pas encore un nicheur fréquent à Bruxelles. Quelques couples nichent depuis le début des années 2000 dans quelques parcs très anthropisés (pelouses rases...) du nord de la capitale, notamment, mais des concentrations d'individus non nicheurs s'observent aussi ailleurs. Cette population provient du domaine royal de Laeken.


le Canard mandarin Aix galericulata  Mandarijneend

Espèce introduite (récemment à Bruxelles, depuis plus longtemps dans des villes comme Londres ou Berlin), originaire d'Extrême-Orient. Ne s'est pas encore massivement étendue chez nous, mais devenue progressivement commune. Le recensement de la fin des années 1990 avait donné 6 couples nicheurs (libres) en Région de Bruxelles-Capitale; celui des années 2000-2004, une douzaine. Ils sont concentrés dans la forêt de Soignes ou à sa périphérie (notamment grands jardins arborés à Uccle), car ce canard est cavernicole et niche... dans les trous d'arbres (et par extension chez nous dans les nichoirs pour Chouette hulotte). Il peut aussi trouver une partie de son alimentation (faînes en hiver) en forêt.

aïx mandarin (mâle à droite)


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le Canard colvert Anas platyrhynchos  Wilde eend

Canard le plus fréquent dans nos régions, il peut se croiser avec les nombreux canards (semi-)domestiques de différentes colorations, qui font partie de la même espèce (sauf le canard . En ville particulièrement, les colverts de type "sauvage" caractéristique se mêlent à de nombreux individus bâtards d'aspect aberrant... ce que les ornithologues appelent des "canards casserolle"...! Par contre, il est tout à fait naturel que le "col vert" du mâle (la femelle est entièrement brune et beige) apparaisse parfois bleu, car cette couleur apparente dépend de l'incidence de la lumière, et non d'un pigment des plumes.

Largement distribué, dans toute l'agglomération de Bruxelles, il y niche (une centaine de couples?) à proximité de toutes sortes de pièces d'eau et cours d'eau, même très artificiels, sous un buisson, à l'abri de hautes herbes ou à découvert. En ville, de nombreux oeufs, poussins ou même canes couvant sont victimes de prédation (chiens, rats, corneilles...). Les colverts urbains sont souvent contraints de nicher assez loin de l'eau pour trouver davantage de tranquillité.

les fuligules morillon et milouin  genre Aythya  Tafel- en Kuifeend

Ces deux "canards plongeurs" sont indigènes (quoique, comme toujours avec les canards, des échappés de captivité et animaux semi-domestiqués circulent aussi), mais d'arrivée récente en Région de Bruxelles-Capitale: nicheurs à Bruxelles depuis le début des années 1980.
Le plus rare est le milouin (actuellement 1-2 couples par an au maximum), qui reste confiné pour la reproduction à quelques étangs tranquilles, disposant d'une roselière: Val Duchesse, Boitsfort, Laeken; les individus sauvages restent farouches (contrairement aux populations d'autres villes européennes). Il est plus fréquent en hiver, et essentiellement herbivore.
Le morillon est un nicheur plus fréquent (une quinzaine de couples actuellement), et moins farouche. Hors nidification, il peut être observé parfois sur des sites très urbanisés comme les étangs d'Ixelles. Son alimentation se compose entre autres d'invertébrés aquatiques (mollusques...).

fuligules morillons (mâle à gauche)
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l'Ouette d'Egypte Alopochen aegyptiacus  Nil gans

Espèce introduite, originaire d'Afrique tropicale, capable d'entamer une reproduction toute l'année! Présente à Bruxelles dès les années 1970, elle a commencé à se répandre durant la décennie suivante (nidification libre prouvée dès 84-85), notamment à partir du domaine royal de Laeken où se trouvaient des animaux domestiqués.
Estimée à 30 couples nicheurs en 1990-91, la population a récemment explosé. Elle occupe la majorité des parcs disposant d'un plan d'eau et de pelouses rases, mais se montre très territoriale, de sorte que les étangs de petite taille ne peuvent héberger qu'un seul couple nicheur.
Cette espèce s'est très bien adaptée à l'environnement urbain, par exemple en installant fréquemment son nid sur des toitures plates ou dans des cavités de hauts bâtiments, parfois éloignés de l'eau - que les canetons doivent ensuite rejoindre en traversant les rues...


le Cygne tuberculé  Cygnus olor  Knobbelzwaan

Espèce introduite anciennement (dès le XVIe s.) par l'Homme, dont on trouve dans la nature à la fois des oiseaux redevenus sauvages et d'autres montrant un comportement d'animal domestiqué - même si la plupart sont aptes au vol. Nicheur peu abondant à Bruxelles (5-10 couples actuellement), notamment à Laeken, Val Duchesse, au Rouge-Cloître et sur des étangs de la vallée de la Woluwe.

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la Foulque noire (ou macroule)  Fulica atra  Meerkoet

Facile à différencier de la Poule d'eau par son plumage entièrement noir, le bec et la plaque frontale entièrement blancs.
Avec une bonne centaine de couples nicheurs recensés, plus des oiseaux estivants non reproducteurs, c'est un des oiseaux d'eau les plus fréquents à Bruxelles, devenu très familier en ville. Cette tendance à l'urbanisation est connue chez nous depuis les années 1970, époque où les effectifs de l'espèce ont commencé à croître dans tout le pays. Elle a commencé à coloniser alors des étangs très artificialisés et dépourvus de végétation aquatique, alors qu'elle exigeait au départ une bonne couverture végétale et des milieux palustres riches.
De nombreux hivernants observés à Bruxelles sont des migrateurs originaires de régions lointaines. Nid généralement sur l'eau, accroché à un support. Espèce inféodée aux étangs.

la Poule-d'eau (ou Gallinule poule-d'eau) Gallinula chloropus  Waterhoen

Espèce commune, légèrement plus abondante que la Foulque dans les recensements d'oiseaux nicheurs (190 couples/an en 2000-2004). De fortes densités sont observées sur certains étangs urbains, notamment ceux pourvus de plages de vase étendues: la densité peut là dépasser celles qui sont observées en milieu rural! Mais elle occupe aussi d'autres types de pièces d'eau, délaissées par les foulques, telles que bois marécageux, ruisseaux et rivières (même très pollués comme la Senne)...
Nid dissimulé dans la végétation, éventuellement même en ville dans la fourche d'un arbre!
Installation en ville et habituation à l'Homme sont anciennes chez cette espèce (XIXe s.).


le Petit gravelot  Charadrius dubius  Kleine plevier

Limicole dont les habitats primaires sont constitués des plages de galets, graviers... qui se forment en bordure de cours d'eau "naturels" et de rivages marins. Il s'est  adapté à des milieux créés par l'homme, présentant le même type de physionomie (végétation basse et éparse, larges plages de sol nu): carrières, grandes friches industrielles récentes, chantiers, toitures plates (pas encore constaté à Bruxelles). Quelques couples nicheurs peuvent être observés chaque année dans la Région bruxelloise, principalement dans les zones industrielles bordant le canal. Mais il s'agit ici d'une espèce fortement menacée par l'urbanisation, des friches surtout (Tour & Taxis par exemple).
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le Vanneau huppé  Vanellus vanellus  Kievit

Deux très petites colonies de nidification subsistaient dans les années 1990, à Anderlecht et Neder-over-Heembeek, et persistaient encore en 2000-2004, totalisant une vingtaine de couples. Cette espèce a colonisé les zones agricoles dans les années 1950, et s'est alors répandue dans une partie importante du pays. Première nidification connue en Région bruxelloise vers 1970, mais l'extension de la ville sur l'espace rural la mène rapidement à l'extinction.

Un peu de vocabulaire

anthropisé : fortement inflencé par les activités humaines
envahissantes : les espèces exotiques sont qualifiées d'envahissantes à partir du moment où, introduites (volontairement ou non) dans une région où elles ne sont pas naturellement présentes, elles s'y multiplient ET y causent une perturbation importante, écologique (affectent le fonctionnement des écosystèmes; prédatrices ou compétitrices des indigènes...) et/ou économique
indigène : naturellement présent dans une région donnée
piscivore : qui se nourrit de poissons

Pour en savoir plus...

*peuvent être consultés à la bibliothèque du Centre Paul Duvigneaud

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