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Les batraciens (ou
amphibiens)
de la Région de Bruxelles-Capitale
Amfibieën van
het Brussels Hoofdstedelijk Gewest
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Les batraciens ou amphibiens regroupent, rappelons-le, des
vertébrés à la peau nue et glanduleuse. Ne
confondez pas les tritons avec les lézards! (ceux-ci sont des reptiles (reptielen) et présentent
donc notamment
une peau couverte d'écailles).
Six espèces de batraciens
se sont maintenues à Bruxelles jusqu'à aujourd'hui sans
intervention humaine.
Ce sont 4 Urodèles (les amphibiens qui conservent une queue
à l'état adulte):
et 2 Anoures (chez qui la queue est résorbée au cours de
la métamorphose):
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protection
législation
bibliographie
la rainette verte a survécu en Région de
Bruxelles-Capitale jusque vers 1970
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En quelques dizaines d'années, plusieurs espèces
indigènes se sont éteintes à Bruxelles: d'abord la
Rainette verte (boomkikker Hyla
arborea,
disparition quasi totale en Belgique), puis le Triton
crêté (Kamsalamander; Triturus
cristatus;
qui dans les années 1990 existait encore en
périphérie de la forêt de Soignes, en Région
flamande notamment: Tervuren, Overijse),
l'Alyte ou Crapaud accoucheur (Vroedmeesterpad Alytes
obstetricans; dont les micro-populations qui subsistent à
Bruxelles sont issues
d'introductions dans des jardins) et enfin très récemment
les "grenouilles vertes" indigènes (Petite
grenouille verte - poelkikker Rana
lessonae
et son hybride Rana klepton esculenta - bastaardkikker).
Par contre on assiste depuis quelques années à une
expansion des populations d'espèces non indigènes,
introduites, appartenant au groupe des "grenouilles
vertes", notamment la grenouilles rieuse (meerkikker Rana ridibunda).
Salamandre terrestre Salamandra
terrestris Vuursalamander

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Description
Ne peut être confondue grâce à sa coloration aposématique.
Peut atteindre 15 à 20 cm de long !
Tête aplatie, une grosse glande allongée derrière
chaque oeil.
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La larve de la salamandre
se distingue de celles des tritons
grâce, notamment, à la présence d'une petite tache
claire à la base de chaque patte.
larve proche de la métamorphose,
dans un ruisseau frorestier
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Moeurs
La salamandre adulte est entièrement terrestre et incapable de
nager (elle se noie si elle perd pied dans l'eau!).
Crépusculaire et nocturne, elle est très discrète
et difficile à déceler, notamment à Bruxelles
où la densité est particulièrement faible. Se
réfugie sous terre ou sous un abri la plupart du temps, et n'en
sort que si les conditions météo sont favorables
(humidité...). Domaine vital ne couvrant que quelques dizaines
de mètres-carrés, les seuls déplacements
importants concernent l'accouplement et la mise bas. |

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Reproduction
Seul batracien ovovivipare de Belgique.
De janvier à mai surtout, la femelle dépose dans
l'eau (sans y entrer entièrement) des ruisseaux et sources
(parfois des petites mares), en forêt, de 10 à 50 larves
de 2-3 cm de long. Elles s'y développent durant 3 à 4
mois.
Longues de 5-6 cm à la
sortie de l'eau, elles ont déjà à ce moment la
coloration de l'adulte.
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Habitat
et fréquence
Forestière. En
Région de Bruxelles-Capitale, ne fréquente que
quelques vallons de la forêt de Soignes (c'est donc une
espèce rare;
protection),
où l'on peut observer ses larves dans de petits ruisselets.
les tritons
Pour différencier les trois espèces présentes
à Bruxelles, le débutant examinera surtout la face
ventrale de chaque animal, en le plaçant dans un bocal
transparent (avec de l'eau si l'animal était dans l'eau).
L'existence chez les tritons d'un fort dimorphisme sexuel (de taille,
de coloration...) et de caractères sexuels secondaires qui ne se
développent qu'en période de reproduction, peut
être déroutante au début.
le Triton alpestre Triturus alpestris Alpenwatersalamander
Description
Triton assez grand (8-12
cm pour la femelle, mâle en moyenne plus petit: 7-10 cm).
Ventre coloré d'orange ou jaune (dimorphisme
sexuel)
vifs mais sans taches, dos sombre souvent marbré de
bleuâtre
(m.) ou verdâtre (f.).
En période de reproduction le mâle présente une
bande bleue sur les flancs et une crête, haute de 1-2 mm
seulement, où taches claires et sombres alternent...
Reproduction
De mi-mars à fin
mai surtout, la plupart des adultes menant ensuite une vie terrestre;
les juvéniles quittent l'eau vers août-septembre
Habitat et fréquence
Des plans d'eau
très divers peuvent être utilisés pour la
reproduction, l'espèce étant peu exigeante. Elle
tolère ainsi des pièces d'eau ombragées et peu
profondes, comme les ornières forestières, mais se
rencontre aussi en milieu ouvert et dans certains étangs, mares
de jardin... C'est le triton le plus fréquemment
rencontré à Bruxelles, présent surtout dans la
"ceinture verte", aussi bien au NO (vallée de la Pede à
Anderlecht; Jette...) qu'au S (Uccle, forêt de Soignes) de
l'agglomération.
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mâle en période de reproduction
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le Triton ponctué ou Triton vulgaire Triturus
vulgaris Kleine watersalamander
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ponctuations typiques de
la gorge
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Description
Triton de taille moyenne
(6-11 cm, mâle en moyenne plus grand que femelle).
Dimorphisme sexuel
très marqué au printemps, le mâle nuptial
présentant sur le ventre et
les flancs de grandes taches sombres arrondies sur fond vivement
coloré, sur le dos et la queue une haute crête, des
orteils munis de
lobes de peau foncée... tandis que la femelle reste beaucoup
plus terne.
Reproduction
Parfois actif dans l'eau
durant l'hiver, ce triton se reproduit dès fin février,
jusqu'en mai environ; beaucoup d'adultes quittent l'eau courant juin,
pour y revenir éventuellement en fin de saison. Les
juvéniles se métamorphosent de mi-juillet à fin
septembre.
Habitat et fréquence
Nombreux types de
pièces d'eau mais préférentiellement en milieux
ouverts; surtout mares riches en
plantes et suffisamment profondes; capable de coloniser rapidement de
nouveaux sites propices, dans des jardins (non isolés) par
exemple.
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Moins représenté en forêt de Soignes que les 2
autres espèces, il est par contre assez fréquent dans les
mares et parcs des milieux (semi-)ouverts de la ceinture verte de
Bruxelles. Seuls les quartiers très urbanisés du
centre-ville ne peuvent accueillir de populations naturelles.
le
Triton palmé ou
Triton
helvétique Triturus helveticus Vinpootsalamander
Description
La plus petite (6-8 cm
au total) et la moins colorée des 4 espèces belges de
tritons.
Le dimorphisme sexuel se marque peu dans les
couleurs, mais le mâle développe au printemps une palmure
sombre très visible entre les orteils, une crête
très basse sur le dos mais plus élevée sur la
queue (sauf au bout qui a alors une forme de filament).
Reproduction
D'avril à mi-juin
surtout, après quoi beaucoup d'adultes quittent le milieu
aquatique. Les larves apparaissent vers la fin mai et se
métamorphosent en août-septembre, passant parfois l'hiver
dans l'eau si les conditions météo ont été
défavorables à leur croissance.
dans
une ornière forestière
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mâle en période de reproduction
Habitat et fréquence
Surtout
dans ou à proximité des zones boisées, avec une
préférence pour les
mares et étangs forestiers, ou même les ornières
pauvres en
végétaux aquatiques.
C'est le moins commun des 3 tritons subsistant à Bruxelles; sa
distribution actuelle semble principalement limitée à la
forêt de Soignes et sa proximité, ainsi qu'au bois du
Laerbeek. Ailleurs, il peut subsister des noyaux de populations
isolés. Il est peu fréquent dans les parcs.
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le Crapaud commun Bufo bufo Gewone pad
Je ne suis pas le mâle de
la grenouille!

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Description
Les adultes mesurent de
4 à 7 (mâles) ou 9 (femelles) cm; les mâles sont
donc en moyenne plus petits que les femelles, mais il n'y a pas d'autre
dimorphisme sexuel très marqué.
La couleur du dos est assez variable, de beige ou gris clair à
brun foncé; avec ou sans taches, sans dessins réguliers.
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Les yeux sont
orangés et
ont une pupille horizontale (au
contraire de l'alyte accoucheur
chez qui elle est horizontale).
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Reproduction
Quand
la météo est favorable (douce et humide) au tout
début du printemps, la
migration vers le site de ponte est massive chez cette espèce:
des
centaines ou des milliers de crapauds peuvent alors se concentrer
à
certains endroits. Et cela donne des hécatombes sur certaines
routes, situées entre bois et étangs (protection). Par contre, si les conditions sont
moins bonnes,
elle peut s'étaler sur plusieurs semaines.
Très
motivés à trouver au plus vite une
partenaire, les mâles arrivent
souvent déjà dans l'eau sur le dos d'une femelle! Il
arrive aussi
qu'ils se trompent, et chevauchent alors des objets divers: la botte
d'un naturaliste, par exemple, ou un autre mâle (qui
réagit alors par
un cri), voire une autre espèce de batracien !!!
La majorité des accouplements a
lieu en mars/début avril.
La ponte se présente sous forme de longs (3-4 m) cordons
composés de 2000 à 5000 oeufs, disposés en deux
rangées. La femelle entrelace ce cordon dans les plantes
aquatiques de la berge, ou entre des racines, des branches... puis
quitte l'eau pour ne plus y revenir avant le printemps suivant. Les
mâles, par contre, séjournent souvent plusieurs semaines
dans la pièce d'eau après la reproduction.
L'éclosion des larves a lieu une
semaine environ après la
ponte, et leur développement dure encore 2 à 3 mois dans
l'eau; la métamorphose a lieu en juin-juillet, période
à laquelle les petits crapelets, longs d'un bon
centimètre, sortent de l'eau; souvent en grands nombres
simultanément, et par temps humide, ce qui a donné
naissance à la légende des "pluies de crapauds".
Moeurs
Actif dès les premiers
jours de temps clément, on l'observe souvent déjà
fin février.
Se déplace surtout en marchant,
saute moins volontiers et beaucoup moins bien que les grenouilles. Il
peut néanmoins parcourir des distances assez grandes, et on le
trouve parfois loin de l'eau; ce sont surtout les jeunes individus qui
se dispersent, et sont responsables de la colonisation rapide de
nouveaux étangs. S'il est vrai que les adultes sont assez
fidèles à leur lieu de reproduction, où ils
reviennent année après année, il ne s'agit pas
nécessairement du point d'eau où ils sont nés!
L'hiver est passé dans le milieu
terrestre: trou creusé par l'animal lui-même, ou par un
petit mammifère, sous une souche... voire dans une cave.
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Habitat et fréquence
Peu exigeant, tant pour ses
lieux de reproduction (essentiellement les étangs, même
très artificiels ou dans des jardins; avec une
préférence pour les pièces d'eau grandes et
suffisamment profondes) que pour les habitats terrestres (bois, haies,
jardins, prairies, friches...) qu'il occupe par après.
Avec la Grenouille rousse, c'est actuellement l'amphibien le plus
abondant et le plus largement distribué en Région
bruxelloise - ce qui ne veut pas dire qu'il n'y soit pas en
régression!
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l'Alyte
ou Crapaud
accoucheur Alytes
obstetricans
Vroedmeesterpad
Cette
petite espèce (max. 5 cm) est remarquable par ses moeurs (le
mâle transporte la ponte durant plusieurs semaines,
enroulée à ses pattes) et son "chant": un sifflement
flûté régulièrement
répété tou...
tou ... tou. Alos qu'elle existait naturellement en plusieurs
endroits de la ville, notamment des parcs assez aménagés,
elle en a disparu à l'état spontané vers les
années 1970. Les chances de recolonisation naturelle sont
faibles actuellement, car les populations des Brabant flamand et wallon
sont elles-mêmes en déclin. Il existe encore au coeur
d'autres (plus petites) villes belges, comme Huy.
Il a été introduit, volontairement ou non, dans quelques
jardins privés bruxellois, mais les possibilités
d'extension sont faibles. Ces introductions doivent être
proscrites.
la
Grenouille rousse Rana
temporaria Bruine
kikker
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Description
Amphibien d'assez grande
taille, la femelle pouvant atteindre 10 cm (8 pour le mâle).
Couleur et dessins du dos variables: beige à brun foncé
ou rouge-brun, parfois verdâtre, taches sombres
irrégulières, pattes postérieures striées.
La tête est caractéristique (distinction grenouille
rousse/grenouilles vertes).
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Reproduction
Précoce, la migration vers
les sites de reproduction peut déjà débuter en
février; la période de reproduction est courte, tous les
accouplements au sein d'une population se déroulant en 1
à 2 semaines, après lesquelles les adultes quittent
l'élément aquatique immédiatement, pour ne plus y
revenir avant la fin de la saison (une partie des individus passe
l'hiver dans l'eau).
Les mâles chantent en choeur dans
l'eau mais, démunis de
sacs vocaux externes, leur chant (surtout crépusculaire ou
nocturne) ne porte pas au-delà d'une quinzaine de mètres.
Les
oeufs (800 à 4000 par femelle) sont réunis
en une masse compacte flottant au contact de la surface de l'eau, du
diamètre d'une assiette environ. Forment un tapis continu quand
de nombreux individus ont pondu au même endroit, souvent dans les
secteurs d'eau peu profonde et de préférence
ensoleillés. L'éclosion a lieu après
2 semaines en moyenne, mais dépend fortement de la
température tout comme la croissance des larves.
Celles-ci
se métamorphosent généralement en juin,
et ce sont alors des centaines de grenouillettes de 1 à 1,5 cm
qui peuvent sortir de l'eau ("pluies de grenouilles").
Habitat et
fréquence
Espèce peu exigeante, la
grenouille rousse peut pondre dans toutes sortes de points d'eau avec
une préférence pour les mares de profondeur faible
à moyenne, ce qui la conduit souvent à déposer ses
oeufs dans des eaux trop temporaires, où la reproduction est
vouée à l'échec. Le plus commun des amphibiens
à Bruxelles actuellement, avec le Crapaud commun.
le
groupe des "grenouilles vertes" , de "groene kikkers"
Il n'y a pas
à proprement parler de "vraie" espèce qui s'appelerait
"grenouille verte", mais plusieurs "bonnes espèces" (=capables
de se maintenir par elles-mêmes), qui peuvent s'hybrider en
donnant une descendance fertile et stable (mais capable de se maintenir
à long terme seulement en présence d'une des
espèces parentales: ce que l'on appelle un "klepton"), suivant
un mécanisme exceptionnel parmi les amphibiens, et
compliqué!, que nous n'expliquerons pas ici: l'hybridogenèse.
En Belgique, et
à Bruxelles, n'existaient naturellement que:
- une "bonne
espèce": la Grenouille de Lessona (ou Petite grenouille verte Rana lessonae, Poelkikker)
- le "klepton" Rana kl. esculenta, traditionnellement
appelé Grenouille verte (sensu
stricto; Bastaardkikker), d'origine hybride (R. lessonae x R. ridibunda).
Au moins une autre espèce du "groupe des grenouilles vertes", la
Grenouille rieuse (Rana ridibunda,
Meerkikker), a été introduite à Bruxelles
récemment, par l'homme. Elle peut s'hybrider avec les deux
précédentes, ce qui vient compliquer leur identification.
Description
Le "groupe des grenouilles
vertes" rassemble donc plusieurs espèces et hybrides, souvent
difficiles à distinguer avec
certitude sur les seuls critères morphologiques - le
chant vient souvent en aide. Nous n'abordons pas ici cette question.
Les principaux critères permettant de les distinguer de la
Grenouille rousse sont:
- la tête plus étroite avec un museau plus pointu
- des yeux plus rapprochés, situés sur le dessus de
la tête plutôt que sur les côtés
La coloration vient aussi
souvent en aide, car beaucoup de grenouilles
vertes présentent en effet un dos en partie vert (vif à
olivâtre), mais
certaines grenouilles rieuses, en particulier, peuvent être bien
plus
brunes que vertes... Une ligne médiane, verte ou jaunâtre,
est souvent
présente; une tache noire sur le tympan peut évoquer le
"masque" de la
Grenouille rousse, mais elle est généralement moins
étendue.
variabilité de
couleur chez les grenouilles vertes (ici des juvéniles)
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La taille est également variée, des petites Grenouilles
de Lessona aux très grandes Grenouilles rieuses (taille adulte
supérieure à celle de la Grenouille rousse).
Moeurs et reproduction
Les grenouilles vertes passent
l'essentiel de leur vie dans ou au bord de l'eau, au contraire des
Grenouilles rousses qui quittent les points d'eau dès le frai
terminé. Elles apprécient l'affût en plein soleil
sur une souche ou parmi la végétaion des berges,
où leur camouflage fait merveille.
Ce sont des espèces bruyantes, notamment la Grenouille rieuse
dont la voix est plus puissante; les mâles forment des choeurs
durant les chaudes soirées du printemps, en juin notamment. La
reproduction de ces espèces est bien plus tardive que celle de
la Grenouille rousse ou du Crapaud commun. On ne les observe
habituellement pas aux passages migratoires de ces dernières
espèces.
Les pontes ne flottent pas en surface.
Habitat et fréquence
Toutes recherchent pour la reproduction
des plans d'eau suffisamment ensoleillés, où la
végétation (sub-)aquatique est bien présente. Cela
peut être des étangs, ou des mares de plus petite taille,
mais elles ne pondent pas dans les ornières ou les flaques peu
profondes et temporaires.
A Bruxelles, des étangs du SE de l'agglomération
(notamment forêt de Soignes et sa périphérie) et
d'autres zones humides riches en végétation (Moeraske...)
abritaient, jusqu'aux années 1990, 1 ou les 2 "grenouilles
vertes" indigènes. Il semble qu'elles aient totalement disparu
de la Région de Bruxelles-Capitale actuellement.
Par contre la Grenouille rieuse, espèce introduite
(volontairement par des achats dans le commerce ou involontairement
avec des plantes aquatiques...), a fait son apparition à
Bruxelles vers 1992 et s'est étendue depuis, notamment au parc
royal de Laeken, au marais de Jette, au Moeraske et dans la
vallée de la Woluwe...
Menaces et protection
Les batraciens et la loi en Région de
Bruxelles-Capitale
Un peu de vocabulaire
coloration aposématique = coloration "d'avertissement",
très contrastée (noir/jaune, rouge/noir) arborée
par différentes espèces qui signalent ainsi leur
caractère plus ou moins dangereux
dimorphisme sexuel: différence
d'aspect entre mâles et femelles d'une même espèce
métamorphose: ensemble
du processus qui mène des stades larvaires à l'adulte, et
induit de profonds changements, tant dans l'aspect extérieur que
dans la physiologie (respiration...) des individus
indigène:
qui est, ou a
été (durant la période géologique actuelle,
l'Holocène, soit les derniers 10.000 ans environ),
présent naturellement
dans la région
ovipare,
ovovivipare, vivipare: différents
modes de développement de l'embryon, se traduisant par la pontes
d'oeufs à un stade très précoce (oviparité), à
l'incubation des oeufs dans le corps de la mère (ovoviviparité)
jusqu'à un stade avancé, mais sans échanges entre
mère et embryons - l'éclosion a alors lieu au moment de
la ponte -, à la disparition du stade "oeuf", tout le
développement de l'embryon se passant en étroite relation
avec la mère (viviparité).
Pour en
savoir plus...
Un
inventaire des amphibiens (et des reptiles) en Région de
Bruxelles-Capitale a été mené durant la
période 1999-2002 par AVES asbl grâce au soutien de Bruxelles
Environnement (alors IBGE).
Il
reposait sur une prospection systématique des sites favorables,
une collaboration du grand public et des naturalistes.
Les
résultats de cette enquête ont été
publiés sous forme d'un "Atlas" (voir
ci dessous Weiserbs & Jacob 2005)
cartographiant les observations 1984-2003 et présentant les
différentes espèces et leurs habitats, les données
historiques, le statut actuel, les menaces et mesures conservatoires...
Ouvrage
complet et actuel sur les amphibiens à Bruxelles, vous pouvez le
télécharger sur
cette page ou celle-ci.
- *ACEMAV (Collectif), Duguet R. & Melki F., eds, 2003.-
Les amphibiens de France, Belgique et Luxembourg. Collection
Parthénope, éd. Biotope (Mèze, F), 480 p.
- Bauwens D. & Claus K., 1996.- Verspreiding van
amfibieën en reptielen in Vlaanderen. De Wielewaal,
Turnhout. 192 p.
- *Geerinck D. & Coutrez D., 1992.- La
problématique de la migration de crapauds (Bufo bufo) en Région
de Bruxelles-Capitale: un exemple à Watermael-Boitsfort. Les Naturalistes belges 72: 121-131.
- *Percsy C., 1998.- Amphibiens et reptiles en Région
de Bruxelles-Capitale: bilan de six années de suivi. In Qualité de
l'environnement et biodiversité en Région de
Bruxelles-Capitale. Documents de
travail de l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique
93: 101-106, Bruxelles.
- Percsy C., 2000.- Etude et protection de
l'herpétofaune d'une grande ville: l'exemple de Bruxelles. Bulletin de la Société
Herpétologique de France 93: 21-26.
- Percsy C. & Percsy N., 2002.- Evolution des
populations indigènes et introduites de grenouilles "vertes" en
Brabant wallon. Bulletin de l'Institut royal des Sciences
naturelles de Belgique, Biologie 72, suppl.: 213-217.
- *Weiserbs A. & Jacob J.-P., 2005.- Amphibiens et
Reptiles de la Région de Bruxelles-Capitale. Aves asbl &
Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement. Bruxelles, 107
p.
*consultables à la bibliothèque du Centre Paul Duvigneaud
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